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Volleyball masculin: l’équipe canadienne s’entraînera au PEPS avant les Jeux de Tokyo

La formation sera à Québec du 7 au 10 mai, «un cadeau» selon Pascal Clément

Pascal Clément et Gino Brousseau annonçant la venue de l’équipe canadienne de volleyball au PEPS, mardi.
Photo Stevens Leblanc Pascal Clément et Gino Brousseau annonçant la venue de l’équipe canadienne de volleyball au PEPS, mardi.

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Qualifiée pour les Jeux olympiques de Tokyo, l’équipe canadienne de volleyball masculin s’entraînera au PEPS du 7 au 10 mai avant d’amorcer son calendrier dans la Ligue des nations, le 20 mai, à Pittsburgh.  

À l’instar des Raptors de Toronto en septembre dernier, l’équipe canadienne tiendra un match intraéquipe pour clore sa préparation à Québec.  

Entraîneur adjoint avec le Rouge et Or de l’Université Laval et athlète olympique des Jeux de 1992 à Barcelone, Gino Brousseau occupe le même rôle avec l’équipe du Canada de l’entraîneur-chef Glenn Hoag.  

« Sur le plan personnel, c’est une fierté et un privilège qu’on puisse venir ici et profiter de nos installations, a-t-il mentionné. Comme joueur, j’aurais aimé vivre une préparation olympique à la maison. Comme équipe, on veut faire la promotion du volleyball, montrer le niveau du jeu et offrir un spectacle extraordinaire. »  

Pascal Clément et Gino Brousseau annonçant la venue de l’équipe canadienne de volleyball au PEPS, mardi.
Photo Stevens Leblanc

Actuellement 10es au monde, les protégés de Hoag ont obtenu leur billet pour Tokyo en janvier dernier à Vancouver à l’occasion du tournoi de qualification de la dernière chance. En retard 2-0, ils ont vaincu Cuba en cinq manches.  

C’est la première fois dans l’histoire que le Canada réussit à se qualifier pour deux Olympiques consécutifs. Le Canada a terminé en 5e place aux Jeux de Rio en 2016.  

La dernière visite de l’équipe canadienne au PEPS remonte au 28 août 2010, à l’occasion d’un match hors concours face à Cuba.  

Dans le cadre de la Ligue mondiale, à l’époque, le Canada avait aussi affronté la Hollande à deux reprises en juin 2013 au Colisée.  

Attente d’au moins quatre ans  

« Ce n’est pas tous les jours que l’équipe canadienne est à Québec, surtout à deux mois des Jeux olympiques », a souligné l’entraîneur-chef du Rouge et Or et instigateur du projet, Pascal Clément.  

« Ça va prendre au moins quatre ans pour avoir peut-être la chance de revivre un tel scénario. J’avais parlé de ce projet avec Glenn en avril dernier, quand je suis allé le visiter en Turquie pendant les séries éliminatoires de son club professionnel. Le timing est bon, et tout est tombé en place avec la qualification olympique. C’est un cadeau qu’on veut donner à la communauté. Glenn sait qu’on fait les choses en grand à Québec, et il se retrouvera avec son équipe dans un endroit stimulant dans le dernier droit menant aux Jeux. »  

Brousseau et Hoag ont envisagé la possibilité de disputer un match hors concours à Québec, mais cette option n’a pas été retenue.  

« On a pensé à l’idée d’amener l’une des trois équipes [Brésil, Argentine et États-Unis] que nous allons affronter à Pittsburgh lors de la première étape de la Ligue des nations, mais c’était trop compliqué et trop exigeant pour les athlètes, a expliqué Brousseau. Les gars seront de retour de leur ligue professionnelle respective et ils seront en pleine forme. Je n’ai aucune inquiétude sur les performances. Nous avons un alignement de 14 joueurs, et seulement 12 participeront aux Jeux. Il y aura donc des luttes et des postes à gagner. »  

Billets  

Pour le match intraéquipe du 9 mai, les billets seront en vente à compter du 8 mars au coût de 20 $ pour les adultes et de 15 $ pour les étudiants et enfants.  

À l’achat d’un abonnement du Rouge et Or au coût de 95 $ entre le 1er et le 7 mars, les gens obtiendront un billet gratuit pour le match intraéquipe. Les détenteurs d’abonnements pourront profiter de cette offre le 27 février.  

Un coup de pouce pour la popularité  

Le volleyball masculin a connu un creux de vague au Québec et la présence de l’équipe canadienne pourrait aider la popularité du sport.  

La présence d’un seul Québécois au sein de l’équipe nationale est le reflet de cette réalité. Le réceptionneur-attaquant Nicholas Hoag est de retour après avoir participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016.  

« Les jeunes ne voient pas de volleyball à la télévision, comme c’est le cas pour le hockey et le basketball, explique Gino Brousseau. Les jeunes n’ont pas de modèles et ne peuvent pas se nourrir des performances de leurs idoles. À Québec, les athlètes seront accessibles. Ils connaissent leur rôle et la réalité du volleyball au Canada. Ce sont des athlètes humbles qui jouent le rôle d’ambassadeur. »  

Progression  

« Après la participation du Canada aux Jeux olympiques de 2016, les jeunes ont besoin d’une deuxième dose pour être accros au volley, renchérit l’entraîneur-chef, Pascal Clément. Ça peut seulement aider les jeunes à s’inscrire. Il y a eu un vent de fraîcheur depuis Rio et il y a une plus grande participation chez les garçons. Le programme sport-études de Cardinal-Roy est passé de 15 à 70 joueurs. Il y a l’aspect génétique qui favorise l’Ouest et l’Ontario, mais il y a eu aussi un boom dans l’Ouest au niveau du nombre d’équipes universitaires que nous n’avons pas connues au Québec. »  

Salle comble espérée  

La venue de l’équipe canadienne laisse miroiter la possibilité que Québec puisse accueillir une étape de la Ligue des nations un jour.  

« Oui, c’est un projet, a confirmé Clément. Les exigences de la Fédération internationale sont élevées et ils souhaitent jouer dans de grands espaces. Si on fait salle comble avec 3500 personnes lors du match intraéquipe et qu’on peut sentir l’engouement, ça peut seulement nous aider à accueillir des matchs internationaux. Nous avons un joyau d’infrastructure et les amateurs ressentent l’émotion parce qu’ils sont près de l’action. »  

Brousseau croit aussi possible de présenter une étape de la Ligue des nations au PEPS.  

« Ça n’a pas de prix que les gens soient collés sur le terrain. C’est pour ça que je crois que le projet est possible, mais la réponse sera importante. »