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Coronavirus: une «bonne pratique» lundi à l’Hôpital de Chicoutimi

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SAGUENAY | À Saguenay, les professionnels en soins de l'Hôpital de Chicoutimi sont soulagés. 

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Les deux personnes soupçonnées d'avoir contracté le coronavirus ne sont finalement pas infectées. 

Mais si d'autres cas devaient se présenter dans le futur, ils seront prêts à intervenir selon leur syndicat, qui juge que le déploiement du protocole de prévention lundi à l'urgence a permis de le prouver. 

«Nous avons pris la journée de lundi comme étant une bonne pratique», a indiqué la présidente du Syndicat des professionnels en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard. 

«En aucun temps y'a eu de l'inquiétude extrême sur le plancher, a-t-elle ajouté. Tout le monde savait ce qu'il devait faire.» 

L'organisation syndicale qu'elle représente dresse un bilan positif de cette expérience. 

«Tout était déjà bien préparé, a-t-elle précisé. Les consignes étaient claires. Les professionnels en soins avaient aussi été formés pour le masque N-95.» 

Un seul point est à améliorer selon Mme Bouchard: «Il manquait un petit peu de matériel à proximité du personnel qui devait faire le triage des patients. Le personnel a dû courir un peu pour aller le chercher». 

Impacts 

Même si on ne sent pas de panique au sein la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean, les masques se font de plus en rares dans les pharmacies. 

À certains endroits comme au Pharmaprix de Place du Royaume, on a choisi de limiter le nombre de masques vendu par client pour éviter d’éventuelles pénuries. 

«Y'a des personnes qui exagéraient, a dit la pharmacienne propriétaire Johanne Gagnon. Elles vidaient les tablettes et privaient des gens qui en avaient réellement besoin d'en avoir. On a fait des petits paquets. Il y en a cinq par sac.» 

Quant aux voyages, ils ont toujours la cote même si le virus a traversé plusieurs frontières. 

«Les gens n'annulent pas, mais se questionnent beaucoup, a mentionné la copropriétaire de l'agence Voyages Carpe Diem, Karen Tremblay. Notre rôle c'est de les rassurer.» 

Elle admet toutefois que les achats de voyages en Asie sont pratiquement nuls et que les croisières sont un peu moins populaires. 

«La demande est moins forte un peu parce que les gens sont plus craintifs pour les croisières et on peut comprendre, mais par contre, pour les forfaits sud et l'Europe, la demande est là.» 

Karen Tremblay a elle-même prévu se rendre en Italie en avril. «Je sais que les fournisseurs vont faire des itinéraires différents si jamais la situation n'est pas revenue à la normale et on suit l'évolution de la situation de très près avec tous nos fournisseurs, a-t-elle assuré. On n'est pas là non plus pour compromettre la sécurité de nos clients.»