/news/currentevents
Navigation

Marylène Lévesque a reçu «plus de 30 coups de couteau»

Gallese a été condamné à la prison à vie

Marylène Lévesque
Photo Facebook Marylène Lévesque

Coup d'oeil sur cet article

Marylène Levesque a reçu « plus de 30 coups de couteau » avec une arme achetée quelques jours avant son assassinat par Eustachio Gallese, qui avait décidé, par jalousie et obsession, de prendre la vie de la jeune femme. 

Les proches de la jeune femme de 22 ans, qui travaillait dans un salon de massage érotique et qui était devenue l’obsession du meurtrier depuis le milieu de l’été 2019, peinaient, jeudi, à retenir leurs larmes.

Dans le cadre d’un exposé conjoint des faits, Me Jean-Philippe Lanthier a fait savoir au juge Louis Dionne que dans les jours précédant son crime odieux, Gallese était « conscient du danger » qu’il représentait pour la jeune femme, mais qu’il était « incapable de contrôler sa jalousie ».

Eustachio Gallese avait acheté l’arme du crime quelques jours avant de commettre le meurtre de Marylène Levesque, une jeune femme de 22 ans.
Photo d'archives, Marc Vallières (Agence QMI)
Eustachio Gallese avait acheté l’arme du crime quelques jours avant de commettre le meurtre de Marylène Levesque, une jeune femme de 22 ans.

Plan diabolique  

L’homme de 51 ans, qui était en semi-liberté après avoir été trouvé coupable du meurtre de sa conjointe, en 2006, et qui avait passé une quinzaine d’années en détention, a donc élaboré un plan simple : un rendez-vous avec la jeune escorte, de l’alcool pour se donner du courage, la tuer, se suicider. 

Cependant, Gallese, une fois le meurtre commis, n’a pu se résoudre à se donner la mort. Il s’est plutôt rendu à la Centrale du parc Victoria quelques heures plus tard pour y avouer son crime.

Incarcéré, Gallese a sollicité une rencontre avec les enquêteurs du Service de police de la Ville de Québec, qui sont allés l’interroger de nouveau le 6 février. C’est à ce moment que l’histoire a pris forme. 

Aveux incriminants  

C’est lors de cette rencontre que Gallese a parlé de l’arme du crime, de son achat et du but de celui-ci. Le soir du meurtre, une fois dans la chambre qui deviendra le tombeau de la jeune femme, une relation sexuelle a débuté. « Rapidement, l’accusé a saisi son arme et exécuté son plan », a laissé tomber Me Lanthier, glaçant d’horreur les gens dans la salle.  

Les proches de Marylène Levesque
Photo Stevens LeBlanc
Les proches de Marylène Levesque

En tout, plus de 30 coups de couteau ont mutilé le corps de la jeune femme « majoritairement au niveau de l’abdomen et du cœur ». Avant que le magistrat n’impose à l’accusé une peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, le président du tribunal s’est adressé au meurtrier qui, jusque-là, était demeuré impassible, ne jetant qu’un bref coup d’œil à l’assistance.

« Monsieur Gallese, avez-vous quelque chose à rajouter avant que je ne prononce la sentence ? » a questionné le juge. « Non, tout a été dit », s’est contenté de répondre l’accusé, scellant son sort du même coup. 

Un proche bouleversé    

«Si, pour vous, la terre continue de tourner, pour nous, elle s’est arrêtée le 22 janvier.»

«L’insomnie permanente, les cauchemars répétés, les crises d’angoisse et la panique soudaine. Tous ces symptômes font partie maintenant de notre quotidien.»

«On tente de nous faire croire que le temps apaisera notre souffrance, mais rien n’est aussi douloureux que la perte d’un être cher, d’une amie, d’une sœur. La perte d’un enfant.»       

-François Goulet, beau-père de Marylène Levesque