/news/transports
Navigation

Des résidents de l'île d'Orléans irrités par la fermeture du pont

Coup d'oeil sur cet article

La fermeture du pont de l’île d’Orléans jeudi en raison des conditions météorologiques a contrarié plusieurs résidents du secteur.  

• À lire aussi: Tempête de neige à Québec: une puissante tempête frappe l’est du Québec 

C’est notamment le cas de France Lemelin qui s’est retrouvée coincée pendant de longues heures dans son automobile.  

Cette résidente de l’île était allée chercher une voisine âgée à la gare de Québec en matinée avant de se retrouver face à un pont fermé à son retour.  

«On n'avait aucune information. Si on nous avait dit: "Dans deux heures, on ouvre le pont", on serait partis! Mais là, on ne voulait pas attendre encore là trop longtemps pour faire la file», a-t-elle expliqué en entrevue à TVA Nouvelles.  

Ce n'est que vers 21h qu'elle a finalement pu traverser et regagner sa résidence.  

Selon elle, des mesures auraient pu être prises pour les faire traverser avant.  

«Ils auraient pu mettre une charrue, une voiture escorte, des voitures, puis on aurait circulé à 30 ou 40 km/h. Et avec une voiture de patrouille en arrière, on se serait rendus facilement chez nous», croit Mme Lemelin.  

Le ministère des Transports soutient qu'un convoi a permis de faire traverser des véhicules aux alentours de midi.  

Par la suite, il a fallu attendre la fin de la tempête.  

«Ce qui s'est passé, c'est qu'il y avait des véhicules enlisés dans les bretelles et l'échangeur, à l'entrée du pont de l'île d'Orléans. Même le déneigeur responsable de ce secteur-là a enlisé un de ses camions», a précisé le porte-parole du MTQ, Nicolas Vigneault .  

«Il faut ajouter à cela que les conditions routières sur l'île d'Orléans étaient également extrêmement périlleuses. Ça ne servait absolument à rien d'ouvrir le pont de l'île d'Orléans et d'avoir des automobilistes qui allaient se diriger sur l'île dans des conditions exécrables.»  

Lors des tempêtes, les problèmes de visibilité ne sont habituellement pas sur le pont comme tel, mais juste avant quand le vent souffle la neige sur la route.  

La construction d'un nouveau pont pourrait éventuellement, espère-t-on, régler ce problème.  

«Il faudrait faire une voie à claire-voie. Vous savez, un endroit où le vent peut passer sous la chaussée pourrait limiter de beaucoup cet inconvénient. On est à l'étape préliminaire. Mais ce sont des choses sur lesquelles on échange avec le ministère des Transports», fait savoir le préfet de la MRC de L’Île d’Orléans, Harold Noël.