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La passion allumée d’un citoyen de Val-d’Or

La tour Eiffel, le Taj Mahal, le Big Ben et Notre-Dame de Paris dans son sous-sol

Gaétan Larivière
Photo collaboration spéciale, Émélie Rivard-Boudreau Aucun projet ne semble à l’épreuve de Gaétan Larivière, comme ces camions, la cathédrale Notre-Dame de Paris ou le monument funéraire indien Taj Mahal.

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Le sous-sol d’un préretraité de Val-d’Or est rempli de répliques de la tour Eiffel, du Taj Mahal ou de la cathédrale Notre-Dame de Paris qu’il a bâties à partir de milliers d’allumettes de bois. 

L’Abitibien Gaétan Larivière travaille dans les moulins à scie depuis 41 ans. Au tournant de l’an 2000, l’homme de 67 ans a découvert une nouvelle passion qui l’allume. Celle de construire des structures à l’aide d’allumettes.

« Je ne suis pas un amateur de hockey. Ma femme écoute le hockey. Je lui laisse la rondelle et je fais autre chose », lance le résident de Val-d’Or.

À l’aide de plans qu’il achète dans un magasin de jouets, il construit différentes structures. 

Minutieux, il ne se limite jamais aux schémas originaux.

Une de ses œuvres les plus impressionnantes est sans aucun doute la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Une réplique de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Photo collaboration spéciale, Émélie Rivard-Boudreau
Une réplique de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

En plus des détails extérieurs de l’église, il a ajouté 92 bancs, la table de l’autel et le crucifix à l’intérieur du bâtiment. Tous réalisés avec des allumettes en bois.

Plus de place...

Vu le nombre d’œuvres achevées et la dimension de celles-ci, son sous-sol est rempli. Il n’a plus d’espace. Il a même dû en donner à son frère et à sa sœur.

« Je fais ça parce que l’hiver, je m’ennuie. À part m’occuper de ma cour, je n’ai pas grand-chose à faire. Moi, je déteste peinturer. Ce n’est pas ma passion, alors j’ai découvert autre chose », explique l’homme, qui demeure en campagne.

Que ce soit l’Arc de Triomphe, l’horloge Big Ben ou le pont de Québec, le nombre d’allumettes utilisées pour chaque œuvre est énorme.

Centaines d’heures

« Ouf. Je ne les compte pas, s’exclame le sexagénaire. Pour le Taj Mahal, par exemple, il doit y avoir 1500 à 2000 allumettes. » Par ailleurs, cette construction lui a nécessité des centaines d’heures avant l’aboutissement. La plus ardue à construire, selon l’artiste.

La réplique du Taj Mahal de M. Larivière.
Photo collaboration spéciale, Émélie Rivard-Boudreau
La réplique du Taj Mahal de M. Larivière.

M. Larivière entamera bientôt sa préretraite. Grâce à sa passion, il n’est pas inquiet du futur. Il saura occuper son temps. 

« Non, je n’ai jamais pensé en vendre ou mettre une annonce pour en vendre. Pour les prochaines [œuvres], j’ai plusieurs idées. Mais je dois en laisser tomber parce qu’on n’a plus de place », conclut le nouveau préretraité.