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Martin Pouliot condamné à 21 mois pour conduite avec facultés affaiblies

Martin Pouliot condamné à 21 mois pour conduite avec facultés affaiblies
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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C’est une distraction qui aurait causé l’accident de l’ancien animateur de radio Martin Pouliot, en octobre 2017. Il avait embouti le véhicule de sa victime alors que sa vitesse a atteint 94 km/h, qu’il affichait un taux d’alcoolémie de ,11 et que les feux de circulation étaient au rouge. 

Cette version de l’histoire, c’est son avocat, Me Christian Bélanger, qui l’a donnée pour la première fois aux médias, quelques minutes après que son client a été condamné à purger une peine d’emprisonnement de 21 mois.  

Selon les explications de Me Bélanger, Pouliot était allé reconduire un ami et il rentrait chez lui au petit matin lorsque des documents placés sur son pare-soleil sont tombés sur lui. 

« Il a appuyé sur l’accélérateur de façon automatique, inconsciente. Ce n’est pas un accident pour rien. Il ne s’agit pas d’un geste volontaire. Cependant, compte tenu des dispositions de la loi, si vous causez un accident et que vous avez un taux supérieur à 80 mg, l’infraction est consommée », a expliqué l’avocat qui représente Pouliot depuis le début.  

Remords sincères 

Avant d’entériner la suggestion faite par le poursuivant, Me Jean-Philippe Robitaille, et l’avocat de la défense, la présidente du tribunal, Rachel Gagnon, a demandé à l’homme de 49 ans s’il désirait ajouter quelque chose, ce à quoi Pouliot a acquiescé.  

« Ce qui me fait perdre le sommeil, c’est de savoir que je vous ai heurtée, que je vous ai blessée. Mon sort m’importe peu », a-t-il dit à sa victime qui prenait place dans la salle.  

En plus de la peine d’emprisonnement, l’ancien animateur ne pourra pas conduire de véhicule à moteur pour une période de deux ans au sortir de détention.  

Toutefois, le tribunal lui a déjà accordé la possibilité de demander un éthylomètre pour pouvoir travailler le jour où il retrouvera sa liberté.  

Impact violent 

Rappelons que le soir des événements, Sindy St-Jean, une conductrice d’autobus du RTC, revenait de son quart de travail lorsque son véhicule a été violemment embouti côté conducteur.  

« L’impact a eu lieu quelques centimètres derrière la conductrice... heureusement », a souligné le poursuivant. 

Sur les lieux de l’accident, presque aucune trace de freinage n’a été observée et le module de la voiture de Pouliot a indiqué qu’au moment de l’impact, la voiture roulait à 94 km/h alors que la limite était de 50.   

L’analyse des feux de circulation à l’intersection des boulevards Saint-Jacques et Johnny-Parent a également permis de comprendre que ce soir-là, Pouliot aurait dû s’arrêter puisque son feu était rouge. 

Lourdes séquellespour la victime  

  • Diaphragme déchiré 
  • Organes internes déplacés 
  • Poumon déchiré 
  • Fractures multiples au bassin 
  • Traumatisme crânien 
  • Depuis l’accident, la victime n’a pas été en mesure de reprendre le travail.