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Le parcours «surréel» de Dermot Kennedy

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Photo AFP

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Il y a à peine deux ans, Dermot Kennedy se produisait dans les rues de son Irlande natale pour gagner son pain. Une vidéo virale plus tard, il lançait un premier album qui lui permit finalement de se produire à guichets fermés aux quatre coins de la planète. L’ascension a été fulgurante. Et la vue du sommet est vertigineuse pour l’artiste de 28 ans. « Je ne réalise pas encore ce qui s’est passé », dit-il.

« C’est surréel. Complètement surréel », répète Dermot Kennedy au bout du fil depuis Las Vegas, où il se produisait plus tôt ce mois-ci. 

En effet. 

« Je ne me serais jamais douté parcourir tout ce chemin aussi rapidement quand je chantais dans les rues. En fait, je n’étais pas certain d’avoir un jour une carrière musicale. Mais ce rêve est de plus en plus accessible chaque jour. J’ai un album, les choses vont bien, mais rien n’est jamais gagné. L’industrie est si imprévisible, il ne faut jamais rien tenir pour acquis », poursuit-il. 

Le chanteur ajoute toutefois que ses années à gratter la guitare pour les passants, souvent peu attentifs, auront été particulièrement formatrices. Pas nécessairement toujours plaisantes, certes, mais tout de même formatrices. 

« Chanter dans la rue, c’est comme être constamment en processus d’audition. Les gens passent, et tu dois essayer d’attirer leur attention pour obtenir un peu d’argent. Pour augmenter mes chances, je devais faire les hits de l’heure et non les pièces que j’écrivais. C’était très dur d’aller à l’encontre de ma propre identité musicale jour après jour », confie-t-il. 

Une rencontre décisive

C’est tout de même dans les rues de Dublin qu’il a fait la rencontre du chanteur Glen Hansard. Flairant son potentiel, ce dernier lui a offert une occasion qui allait changer sa vie : 10 minutes sur scène à l’occasion d’un de ses concerts. Saluée par les médias, puis devenue virale grâce aux vidéos de l’événement, cette prestation lui aura ouvert les portes le menant jusqu’à l’enregistrement d’un premier album, Without Fear, lancé en octobre dernier. 

L’époque où il devait se produire pour les passants est donc désormais révolue, comme en fait foi sa feuille de route jalonnée de salles combles, à l’instar de son concert prévu lundi soir à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Ses fans montréalais n’ayant pu mettre la main sur des billets pourront se reprendre en juillet prochain, à l’occasion du festival Osheaga. 


Dermot Kennedy sera en spectacle à la Place des Arts de Montréal lundi soir. Il sera de retour en ville pour Osheaga, le 31 juillet.