/news/provincial
Navigation

Les télécabines sont remises en marche

FD-ACCIDENT MONT ST ANNE GONDOLES
Photo Agence QMI, Marc Vallières L’accident était survenu à la station de ski Mont-Sainte-Anne le 21 février dernier. Sur la photo, des télécabines le jour de l’incident.

Coup d'oeil sur cet article

Les télécabines de la station Mont-Sainte-Anne ont été rouvertes, dimanche, neuf jours après qu’un arrêt brusque eut blessé 21 skieurs. 

• À lire aussi: Accident au Mont-Sainte-Anne: les causes toujours inconnues  

• À lire aussi: [EN IMAGES] «On a eu une bonne frousse»: une vingtaine de blessés au Mont-Sainte-Anne  

La remise en marche des gondoles arrive à point nommé pour la station, alors que s’amorce la période de la relâche scolaire.

Les inspections se sont succédé, dans les huit jours séparant l’accident et la réouverture, à l’issue desquelles des ingénieurs du fabricant des télécabines et des experts de la Régie du bâtiment du Québec ont donné le feu vert pour la reprise des activités. 

Causes

Le diagnostic posé est sans appel, clame la station : il s’agit d’un « événement indépendant, extérieur et imprévisible », mentionne-t-on dans un communiqué diffusé samedi en fin de soirée.

Pour expliquer l’arrêt intempestif, la station pointe avant tout un « creux » dans la tension sur l’alimentation électrique du réseau d’Hydro-Québec. Cette variation a été suivie d’« une succession d’événements imprévisibles », selon le directeur général de la station, Maxime Cretin, qui parle d’une « tempête parfaite » ayant mené à l’accident.

Selon ce que rapporte M. Cretin, la variation de tension a entraîné une décélération du moteur des télécabines, dont le système automatisé « intelligent » a envoyé comme directive une reprise à la vitesse normale. S’est ensuivie une « oscillation anormale » du câble, pointe le DG du Mont-Sainte-Anne, ce qui a ultimement provoqué le déclenchement du frein d’urgence.

« On est vraiment dans l’extraordinaire. Un cas comme ça n’est jamais arrivé [avant] », plaide Maxime Cretin, en entrevue au Journal.

Si c’est « une variation de tension sur l’alimentation électrique en amont de la station » qui est pointée du doigt, il n’est pas question de se « déresponsabiliser », clame celui qui est aussi vice-président de la région de l’est pour Resorts of Canadian Rockies, la société propriétaire du Mont-Sainte-Anne.

« On ne rejette pas la faute. On revient avec le premier élément qui a déclenché » l’accident, insiste M. Cretin.

« 100 % sécuritaires »

Le DG de la station assure que les télécabines sont maintenant « 100 % conformes » aux normes et « 100 % sécuritaires » pour les skieurs.

M. Cretin ne s’est, par ailleurs, pas avancé à savoir si la vingtaine de skieurs blessés et les autres importunés seront dédommagés pour leur mésaventure. « On veut poser les bons gestes et s’assurer du bien-être de nos clients », soutient-il.