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Basketball: une 2e bannière d’affilée pour les filles du Rouge et Or

Grâce à un gain sur les Citadins, l’équipe féminine obtient son billet pour Ottawa

No 6 Khaleann Caron Goudreau, finale basket feminin Rouge et Or contre UQAM, Peps, Quebec, 29 fevrier 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Photo Pascal Huot Khaléann Caron-Goudreau a mené la charge pour le Rouge et Or avec une performance étincelante. Sur la photo, elle tente de se libérer de Véronique Boivin qui, elle aussi, a connu un fort match.

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Le Rouge et Or de l’Université Laval a remporté la bannière provinciale pour une deuxième année consécutive en défaisant en finale les Citadins de l’UQAM par la marque de 62-54, samedi au PEPS, devant une foule survoltée. 

Avec cette victoire, le Rouge et Or obtient pour une quatrième année consécutive son billet pour le championnat canadien de basketball féminin qui se déroulera du 5 au 8 mars à Ottawa. L’an dernier à Toronto, Laval avait remporté l’argent, s’inclinant en finale face aux Marauders de McMaster qui signaient le premier titre de leur histoire. 

Pour le dernier match de sa carrière au PEPS, Khaléann Caron-Goudreau a brillé de tous ses feux avec 23 points, 11 rebonds, cinq aides et un bloc en 38 minutes. «Je voulais absolument gagner, a résumé la native de Gatineau. Je voulais terminer ma carrière à la maison. Le national aura lieu à Ottawa, et je ne pourrais pas être plus heureuse.» 

«Il n’y a pas de comparaisons entre nos deux championnats, mais l’impact émotif est plus grand cette année, poursuit l’ancienne porte-couleurs des Longhorns de l’Université du Texas dans la NCAA. J’ai pleuré après le match. L’an dernier, on savait que nous allions gagner. Ce fut excitant cette année, parce que plus difficile. Nous avons surmonté l’adversité.» 

Début lent 

Malgré un lent début au premier quart avec une récolte de huit points seulement, le Rouge et Or a sauvé la mise avec deux tirs de trois points dans les dernières secondes de la première demie. Même chose avec trois lancers francs sur une faute sur la dernière séquence du troisième quart. 

«Parce que nos pourcentages ont été atroces au départ, les deux tirs de trois points en fin de première demie ont été énormes, a souligné l’entraîneur-chef, Guillaume Giroux. Quant aux trois lancers francs, ils ont fait une grosse différence. On commet trop d’erreurs, mais je suis content de l’effort des filles. Marie-Pier Champagne a été notre bougie d’allumage dans un match très, très physique où elle est à son mieux. Au Québec, ça accroche beaucoup, ce qui explique pourquoi les pointages ne sont pas élevés.» 

Cette victoire est-elle plus satisfaisante que l’an dernier alors que le Rouge et Or était l’équipe favorite? «Même si ce fut plus facile l’an dernier, les efforts sont les mêmes et il n’y a jamais eu de compromis à l’entraînement, a expliqué Giroux. C’est toujours satisfaisant de remporter un championnat.» 

Belle histoire 

À son dernier match — elle aussi, au PEPS — Carrie-Ann Auger a bien joué avec 13 points, sept rebonds et cinq vols de balle. 

Dans la défaite, Véronique Boivin a connu un fort match en inscrivant 17 points, dont trois tirs du centre-ville, en plus de récupérer sept rebonds. Ses efforts ont été louangés par Giroux. «Elle avait un pied détruit il y a une dizaine de jours et elle a connu tout un match. C’est une super belle histoire. Il y a quatre ans, nous étions complets à sa position et on n’avait pas de place quand elle a complété son parcours collégial à Garneau. On aurait aimé l’avoir quelques années plus tard.»