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Une facture salée d'Hydro-Québec dénoncée

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Un propriétaire d’édifices commerciaux de la Rive-Sud de Québec s'explique bien mal les tarifs d'électricité qui lui sont imposés depuis qu'il a accepté de louer un local à des mineurs de cryptomonnaie. 

Pierre Fortin est en colère contre Hydro-Québec. Sa facture d'électricité s'élève à plus de 4000 dollars par mois, ce même si, durant certains mois d'hiver, le disjoncteur lié à l'usine de cryptomonnaie de son local commercial est hors fonction. 

«Je prends 19 600 kWh et je prends le même kWh avant la cryptomonnaie, ça me coûtait 2000 $. Aujourd'hui, le même montant d'utilisation, vous m'en chargez 4200», dit-il. 

Devant l'augmentation de sa consommation d'électricité, le compte du propriétaire est automatiquement passé du tarif G à M. 

Un tarif préférentiel pour les moyens consommateurs, mais dont le plancher tarifaire est plus élevé. 

L'homme d'affaires souhaite que la société d'État s'ajuste en fonction de l'arrêt des machines de cryptomonnaie. 

«Moi, je veux payer pour ce que je consomme, c'est ce qui devrait être appliqué lorsqu'eux autres arrêtent. Retomber au tarif G. C'est facile "astheure", on a des lecteurs électroniques en plus.» 

Hydro-Québec refuse cependant de déroger de son règlement. 

«C'est un tarif qui est imposé en fonction du volume de consommation et pour lequel on n'a pas de marge de manœuvre de choisir le tarif qu'on veut imposer à un client. C'est réglementé tout ça, c'est la régie de l'énergie qui le détermine», explique Cendrix Bouchard, porte-parole chez Hydro-Québec. 

Des représentants ont par ailleurs tenté d’expliquer à Pierre Fortin qu'il aurait été plus avantageux, pour lui, de transférer sa responsabilité d'hydroélectricité à ses locataires. 

«Ça implique un 50 à 60 000$ d'investissement pour changer mon entrée électrique», soutient Pierre Fortin. 

«Il s'est montré agressif au téléphone, a tenu des propos très difficiles pour certains employés également», répond, quant à elle, la société d'État. 

Selon ses calculs, le courtier immobilier estime payer jusqu'à 20 000 $ de trop par année. 

«Savoir aujourd'hui ce que je sais, jamais je n’aurais pris un gars de cryptomonnaie, jamais je ne vais prendre un gars de cannabis même si c'est important pour moi.» 

Pierre Fortin a déposé une plainte à la Régie de l'Énergie.