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Le PLQ réclame la gestion du programme des travailleurs étrangers temporaires

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Les libéraux somment le gouvernement Legault de réclamer d'Ottawa les pleins pouvoirs en matière de gestion du programme des travailleurs étrangers temporaires.   

Cette demande est fortement appuyée par les producteurs maraîchers et l’Association des manufacturiers du Québec.    

Le printemps amène son lot de casse-tête pour les producteurs maraîchers du Québec.    

C’est le cas de Phillipe Quinn, de la ferme Quinn à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot à l'ouest de Montréal, qui appréhende encore la prochaine saison estivale.    

Depuis 2012, il peut compter sur huit travailleurs étrangers temporaires qui reste au Québec de six à huit mois par année pour l'aider à cultiver ses 225 acres de terre, mais le processus avec Ottawa et Québec est trop complexe et trop restrictif, selon lui.    

«Ils viennent pour l'ouvrage agricole seulement. Ottawa protège les emplois pour les Québécois, les Canadiens, mais il y a une carence! On n'en trouve pas, de gens», déplore M Quinn.    

C’est pourquoi le Parti libéral du Québec (PLQ) demande qu’Ottawa confie la gestion complète du programme des travailleurs temporaires étrangers au gouvernement du Québec.    

«Au Québec nous sommes capables de gérer ce programme, si on veut vraiment répondre à la demande des entreprises», explique le député libéral de Nelligan, Monsef Derraji.    

Ce dernier invite le ministre de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, à imiter les autres provinces canadiennes afin de réduire les embûches.    

«Moi je veux aider le Québec. Le fédéral doit assouplir les règles et le ministre de l'Immigration a le droit de copier des programmes-miroirs» affirme M. Derraji.    

Phillipe Quinn, lui, demande également aux deux paliers de gouvernement de permettre le transfert des travailleurs étrangers temporaires d’une production agricole à une autre.    

«On peut faire un transfert d'une ferme à l'autre. Mais la paperasse qui est impliquée, ça n'en vaut pas la peine. Ça serait vraiment utile de partager le coût des billets d'avion», soupire-t-il.    

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Hausser les seuils pour l’industrie manufacturière   

Selon la dernière étude de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, 76% des entreprises ont des difficultés à pourvoir leurs postes vacants et 75% refusent ou abandonnent des contrats faute de main-d'œuvre.    

Actuellement il y a 137 000 postes à pourvoir au Québec, 1,4 million d'ici 2028.    

Le système actuel ne peut plus fonctionner sans que le fédéral fasse passer de 10 à 20% la proportion de travailleurs étrangers que peuvent employer les entreprises manufacturières    

«Sachant la pénurie de main-d'œuvre, moi je pense que le moment est venu de revenir au pourcentage qu'on avait en 2014», dit Monsef Derraji.    

Une demande qu'appuie la PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ).    

«On a 19 000 postes vacants, les deux tiers ne requièrent pas de secondaire 5. Pour nous c'est un programme qui peut répondre à cette demande. Mais présentement c'est un système qui est coûteux, complexe et qui est très long pour les manufacturiers», soupire la présidente, Véronique Proulx.    

«On souhaiterait, d'une part, pouvoir faire passer les visas d'un an à trois ans. Les travailleurs qui arrivent resteraient plus longtemps. On est en contexte de pénurie de main-d’œuvre, il est clair que les manufacturiers ont besoin de travailleurs étrangers. Pour nous ce serait donc beaucoup plus simple qu'il y ait un seul niveau gouvernemental ou un seul palier qui gère l'ensemble du programme pour simplifier les délais notamment.»