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Une 400e victoire pour le «Roy»

L’entraîneur des Remparts devient le 10e pilote à atteindre ce plateau dans la LHJMQ

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Les joueurs des Remparts ont offert tout un cadeau à leur entraîneur Patrick Roy en battant le Drakkar de Baie-Comeau par la marque de 5 à 2, dimanche après-midi. Roy est devenu l’instructeur à atteindre le plateau des 400 victoires le plus rapidement dans l’histoire de la LHJMQ à la suite de ce gain survenu devant la meilleure foule de la saison au Centre Vidéotron.  

Roy a accompli l’exploit à son 673e match derrière le banc, soit 25 de moins que les 698 dont a eu besoin Ghislain Delage dans les années 1970 avec Saint-Jérôme, Sorel et Sherbrooke.     

Fidèle à son habitude, l’ancien gardien de but étoile a fait preuve d’humilité devant les membres des médias, préférant plutôt mettre l’accent sur le travail de ses protégés qui savouraient un deuxième gain en 24 heures en prenant la mesure de leurs rivaux de la Côte-Nord. Ils se rapprochaient par le fait même à deux points de ces derniers et du septième rang dans l’Est.     

«Je donne tout le crédit aux joueurs. J’en ai même pas parlé. Je n’ai jamais été à l’aise de mettre mes choses à l’avant-plan de l’équipe, même comme joueur. Les médias en font souvent un plat, mais c’est correct comme ça. Tout ce que je voulais, c’est qu’ils continuent à jouer au hockey comme ils le font», a souligné Roy, qui est devenu le 10e pilote de la LHJMQ à franchir ce cap.     

Du plaisir 

Au courant que son coach était sur le point de passer à l’histoire, l’attaquant Pierrick Dubé a pris les choses en main en réalisant son deuxième tour du chapeau de la campagne grâce à un but dans une cage abandonnée en fin de programme.     

«J’avais vu ça passer, c’est une belle réussite pour lui. On en avait parlé, une couple de gars ensemble. C’est toujours le fun de gagner pour son coach. C’est un beau plateau qu’il atteint», a réagi la première étoile du jour.     

Roy a eu une pensée pour son partenaire de longue date, Jacques Tanguay, actionnaire de l’équipe depuis son retour dans la Vieille Capitale en 1997. Depuis 2014, le groupe Québecor est le propriétaire majoritaire des Remparts.       

«Je suis un gars chanceux, j’ai eu un partenaire extraordinaire en Jacques Tanguay, qui m’a fait confiance et qui m’a permis de travailler à ma guise, de pouvoir bâtir des équipes. J’ai eu des joueurs extraordinaires tout au long du processus», a renchéri le membre du Temple de la renommée, qui en est à son deuxième séjour avec les Remparts.    

En avril 2018, après une pause de deux ans qui avait suivi ses trois années comme entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’Avalanche du Colorado, Roy faisait son grand retour dans l’organisation qu’il avait précédemment dirigée pendant dix saisons, dont huit comme chef d’orchestre derrière le banc, de 2005 à 2013.     

Gagnant notamment de quatre coupes Stanley, d’une coupe Memorial et d’un trophée Jack Adams, Roy aura l’embarras du choix pour classer cette nouvelle marque dans son riche palmarès. Tant et aussi longtemps qu’il se pointera à l’aréna avec le sourire, l’enfant du quartier Saint-Sacrement continuera de transmettre sa passion à la jeunesse.       

«Je ne me fixe pas d’objectifs. Mes objectifs sont beaucoup plus orientés vers le fait d’avoir du plaisir en venant à l’aréna. Je l’ai toujours dit: la journée où je n’aurai plus de fun à venir, je vais arrêter. Quand tu vois la progression de nos jeunes, c’est excitant, ainsi que celle de nos plus vieux aussi», a assuré celui qui avait paraphé une entente de deux ans au début de l’ère 2.0.     

En vitesse 

L’organisation des Remparts a remis une plaque commémorative et un chandail aux couleurs de l’équipe avec le numéro approprié au préposé à l’équipement, Stéphane Savard, pour souligner ses 800 matchs en carrière.       

Tristan Côté-Cazenave a été nommé le joueur-étudiant du mois de février chez les Remparts, lui qui cumule une moyenne de 89% dans ses cours de la session d’hiver du cégep à distance en sciences humaines.      

2
5
Première période
1-BaC: Valentin Demchenko (16) (MacIsaac) 2:38 2-Qué: Dylan Schives (3) (Holmes) 4:05 3-Qué: Pierrick Dubé (15) (Cormier, Savoie) AN-7:51
Punitions: Rochon (BaC) 6:07, Parent (BaC) 13:16.
Deuxième période
4-BaC: Nathan Légaré (34) (Sans aide) AN-2:38
Punitions: Cormier (Qué) 1:45, Kielb (Qué) 2:38, Proulx (BaC) 4:31, Frattaroli (BaC) 5:35, Rochette (Qué) 5:35, Dubé (Qué) 6:14.
Troisième période
5-Qué: Nathan Gaucher (12) (Malatesta, Schives) 2:34 6-Qué: Pierrick Dubé (16) (Cournoyer) 13:45 7-Qué: Pierrick Dubé (17) (Kielb, Côté-Cazenave) 17:19
Punitions: St-Louis (BaC) 8:35.
Tirs au but
Baie-Comeau 3 - 8 - 9 - 20 Québec 16 - 7 - 11 - 34
Gardiens:
BaC: Lucas Fitzpatrick (P, 15-14-6) Qué: Tristan Côté-Cazenave (G, 18-22-7)
Avantages numériques:
BaC: 1 en 3, Qué: 1 en 4
Arbitres:
Mathieu Binette, Xavier Labonté
Juges de lignes:
Jonathan Girard, Jean-Philippe Michaud
ASSISTANCE:
13 036

Nombre de matchs pour atteindre 400 victoires 

  • Patrick Roy 673 
  • Ghislain Delage 698 
  • Benoît Groulx 715 
  • Guy Chouinard 749 
  • Mario Durocher 765 
  • Réal Paiement 768 
  • Richard Martel 778 
  • Pascal Vincent 786 
  • Yanick Jean 793 
  • Gaston Drapeau 837 

Pierrick Dubé, le joueur transformé 

Pierrick Dubé semble finalement devenir le joueur sur qui les Remparts fondaient de grands espoirs lorsque l’équipe lui a mis le grappin dessus en fin de première ronde lors du repêchage de 2017.       

Dubé, qui enfile l’uniforme québécois pour une troisième campagne, a porté son total de buts à 17 en inscrivant son troisième tour du chapeau en carrière. Le natif de Québec s’est littéralement transformé depuis le voyage en Abitibi au mois de janvier, lorsque Patrick Roy l’avait puni pour son attitude en l’envoyant dans les gradins.    

Depuis cet épisode, Dubé a inscrit 16 points en 15 rencontres. Au-delà des statistiques, c’est l’ensemble de l’œuvre qui plaît à son entraîneur, qui l’a encensé sans même qu’une question concernant son joueur lui soit posée.      

«Je suis content de voir Pierrick jouer de la façon dont il joue présentement. Ça me réjouit de le voir performer, marquer des buts, la façon dont il travaille. Il n’est pas toujours parfait, mais en même temps, il joue avec l’intensité qu’on voulait et l’attitude qu’on voulait. C’est le fun de voir quelqu’un récolter comme ça», a-t-il dit au sujet de l’auteur de 40 points en 53 matchs.     

 Dubé se réjouit aussi que ses coéquipiers et lui soient plus étanches défensivement depuis la débâcle à Rimouski le 16 février. Les Remparts ont limité l’adversaire à moins de 25 tirs dans chacun des six matchs suivants. Et dimanche, contrairement à la veille, les revirements ont été rares.    

«Défensivement, on fait une bien meilleure job qu’on faisait avant. En accordant moins de lancers, on a moins de chances de se faire marquer, ça nous aide grandement, et offensivement, nos quatre trios fonctionnent bien», a souligné Dubé.    

Mauvais départ  

Dans l’autre vestiaire, le pilote du Drakkar, Jon Goyens, s’expliquait mal le lent départ, alors que son club a été dominé 16-3 au chapitre des tirs en première période. Les visiteurs, qui avaient été lessivés 8 à 1 par Moncton vendredi, avaient pourtant décoincé le pointage dès la troisième minute.    

«On voulait sortir mieux que vendredi et on a pris les devants 1-0. C’était correct, mais on a laissé un but nous mettre sur nos talons, et après, on n’était pas là en première. C’était mieux en deuxième, mais on ne peut pas jouer des périodes comme ça», a-t-il soufflé. Les Remparts prendront la route des Maritimes cet après-midi en prévision de leur premier match au Cap-Breton, mercredi soir.