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Rester en Chine plutôt que fuir la crise et rentrer au pays

Le­­­ Québécois de 24 ans peut sortir de sa communauté tous les deux jours

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Un Trifluvien qui demeure en Chine ne peut sortir des clôtures de sa communauté qu’une fois tous les deux jours à cause de l’épidémie de coronavirus, mais il ne regrette aucunement le choix qu’il a fait de rester là.  

Philippe Dallaire aurait pu prendre l’avion au début de l’éclosion il y a deux mois, mais il a choisi de rester en Chine et affirme se sentir en sécurité.  

«Ce qui a pesé dans la balance, c’est que ma copine est ici. C’est sûr que je ne l’aurais pas laissée toute seule», mentionne-t-il.  

Il gère la compagnie Ibboo, lancée avec son frère Simon en 2015, qu’il souhaite implanter en Chine prochainement.   

L’homme de 24 ans vit à Shenzhen, ville de 13 millions d’habitants située au sud-est du pays. Il peut sortir de sa communauté tous les deux jours depuis deux semaines. Il n’avait pas de restriction avant, mais les commerces étaient à peu près tous fermés.  

Philippe Dallaire demeure dans la ville de Shenzhen, en Chine, qui compte 13 millions d’habitants.
Photo courtoisie
Philippe Dallaire demeure dans la ville de Shenzhen, en Chine, qui compte 13 millions d’habitants.

Son quotidien contraste avec la situation au Québec, où un premier cas de COVID-19 a été confirmé vendredi, en plus des 28 autres qui font l’objet d’une enquête.  

«C’est sûr que si ça commence à se propager, c’est de se mettre un masque et se laver les mains. Mais ce n’est surtout pas d’arrêter de vivre», explique-t-il.  

Loin de Wuhan  

M. Dallaire demeure dans une zone qui regroupe une vingtaine d’immeubles à environ 1000 kilomètres de Wuhan, épicentre de l’éclosion du COVID-19. Le périmètre est toujours clôturé, mais seulement deux entrées sont accessibles.  

Des policiers y sont postés avec des thermomètres, qu’ils utilisent systématiquement lors des allées et venues. Ses déplacements sont notés sur une carte.  

Quand il emprunte le métro, il doit scanner un code sur son téléphone par mesure de sécurité. Cela permet aux autorités de savoir exactement qui était dans quel wagon à quel moment advenant de nouveaux cas de contamination.  

«Ça peut paraître extrémiste, mais ils protègent leur population et la population mondiale», indique-t-il.  

La quasi-totalité des restaurants ne fait que des plats pour emporter. Les citoyens n’entrent pas dans les commerces. Des tables sont simplement installées sur le seuil.  

Deux Québécois vont mieux  

Pendant ce temps, deux des quatre Québécois contaminés sur le bateau Diamond Princess, amarré au Japon, prennent du mieux. Bernard Ménard, 75 ans, a notamment été déclaré négatif deux fois après avoir été foudroyé par le coronavirus. Sa conjointe est toujours atteinte.  

Manon Trudel, de Pointe-aux-Trembles, a reçu un résultat négatif tandis que les surfaces infectées sur les poumons de son conjoint diminuent.  

Bilan du jour     

  • Décès en tout : 2978  
  • Décès en Iran : 43  
  • Cas confirmés dans le monde : 86 983  
  • Cas confirmés au Canada : 20   

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