/lifestyle/health
Navigation

Trois résolutions pour le mois de la nutrition

Woman with healthy food on the green wall background
Photos Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Pour entamer le mois de la nutrition, les diététistes-nutritionnistes du Canada s’allient autour du thème : La saine alimentation va bien au-delà des aliments ! En somme, bien manger inclut le contexte social du repas et aussi l’expérience sensorielle qu’on en retire. Une thématique enlignée sur la version 2019 du Guide alimentaire canadien qui nous invite à cuisiner davantage, savourer les aliments et les partager.  

1. Cuisiner davantage 

Cuisiner est une recommandation de base pour quiconque désire améliorer ses habitudes alimentaires. En choisissant ses ingrédients, on contrôle beaucoup mieux le contenu en gras, sucre et sel des mets que l’on mange. On gagne surtout sur la liste des ingrédients. Bien que l’offre alimentaire s’améliore, les aliments du commerce contiennent souvent des additifs alimentaires. En prime, cuisiner permet d’économiser considérablement. Considérant que le panier d’épicerie coûtera en moyenne 500 $ de plus pour une famille cette année, cuisiner c’est doublement gagnant ! Vous n’avez pas de talent culinaire ? Débutez avec des recettes très simples qui demandent moins de 25 minutes de préparation. Gageons que vous y prendrez goût !  

2. Savourer en pleine conscience 

Manger selon les principes de l’alimentation intuitive implique que nous utilisions tous nos sens pour savourer les aliments. Être attentif à l’apparence, à la texture, aux arômes de plats permet souvent de ralentir le rythme et d’être aussi plus à l’écoute de nos signaux de faim et de satiété. Manger en pleine conscience, c’est aussi n’avoir aucun aliment interdit et savoir savourer une barre de chocolat si on en a vraiment envie. Et surtout, ne pas culpabiliser après l’avoir mangée !  

6 conseils pour manger en pleine conscience :  

  • Avant de manger, demandez-vous si vous avez réellement faim. Si la réponse est non, décalez votre collation ou votre repas (si c’est possible).  
  • Ralentissez le rythme. Assurez-vous de toujours manger assis (et non debout devant le comptoir), dressez une belle table et déposez votre fourchette à quelques reprises.  
  • Ne vous sentez pas obligé de terminer votre assiette. C’est difficile pour plusieurs personnes, mais tellement important. Ce conseil vaut aussi au restaurant. Votre faim est comblée ? Oubliez le dessert même s’il est inclus dans la table d’hôte. Manger sans faim ne peut que conduire à un excès de poids. 
  • Cessez de manger vos émotions. Vous mangez lorsque vous souffrez de fatigue, de solitude, d’anxiété, d’ennui ? Les aliments ne sont pas la solution pour vous calmer. Trouvez une activité alternative qui répondra mieux à l’émotion (prendre un bain, aller faire une marche, écouter un podcast, etc.). 
  • Concentrez-vous sur l’amélioration de votre relation avec la nourriture plutôt que sur un objectif de perte de poids. Voilà l’approche de plus en plus valorisée parmi la communauté des diététistes-nutritionnistes. Un processus demandant, mais qui résulte en une hausse de l’estime de soi et une stabilisation du poids corporel (beaucoup mieux que le fameux yo-yo). 
  • Cessez de catégoriser les aliments comme bons ou mauvais. C’est souvent en ayant des restrictions mentales (je ne mangerai plus jamais de chips par exemple) que des périodes de compulsions alimentaires se présentent. En éliminant complètement certains aliments, vous finirez par craquer et en mangerez une quantité démesurée. Il faut faire la paix avec certains aliments. Aucun aliment n’est interdit, tout est une question de modération.  

3. Partager vos repas 

Manger est un acte social. Le nouveau Guide alimentaire encourage le partage des repas tout comme la diète méditerranéenne, d’ailleurs classée en début d’année par un panel d’experts américains comme la meilleure approche alimentaire. Plusieurs familles aujourd’hui ne prennent pas le temps de souper toutes ensemble, et pourtant, quelle occasion de partage importante ! En plus, les études rapportent que les enfants qui mangent plus souvent en famille ont de meilleures habitudes alimentaires. Un sondage publié dans le magazine Ricardo en 2016 rapportait que 45 % des Canadiens regardent la télévision en soupant. Toute forme de distraction (télé, tablette, etc.) n’est pas souhaitable. Prenez donc 30 minutes tous ensemble. Participer à des cuisines collectives est aussi une belle façon de cuisiner avec d’autres, de tisser des liens et de réduire le coût de l’épicerie.