/sports/opinion/columnists
Navigation

Le bon visage de l’Impact

MLS-SOC-SPO-NEW-ENGLAND-REVOLUTION-V-MONTREAL-IMPACT
Photo AFP Joel Waterman a eu son mot à dire dans la victoire de l’Impact contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre samedi dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Cette performance de l’Impact a de quoi rassurer les plus cyniques. Samedi, face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre, le Bleu-blanc-noir a offert une image de lui-même qu’on n’avait pas vue depuis longtemps.

Face à une équipe MLS travaillante, dirigée par un des meilleurs entraîneurs de l’histoire de la ligue, Bruce Arena, les Montréalais se sont battus de bout en bout. Tous les joueurs de cette équipe ont donné sans compter au cours des 90 minutes et ont montré l’intensité dont raffolent autant les entraîneurs que les spectateurs.

Malgré tout, les deux équipes ont eu les occasions nécessaires pour gagner le match. Maxi Urruti en a d’ailleurs raté quelques-unes avant de saisir sa chance et de nous offrir un but de toute beauté.

Sur la surface synthétique du Stade olympique, l’Impact a eu plus de possession que le Revolution. J’ajouterai qu’il a aussi mieux fait bouger le ballon. C’est en partie l’effet qu’a Thierry Henry sur son groupe.

Certes, tout n’est pas rose. Des faiblesses ont été pointées au cours de la rencontre. L’inefficacité du XI montréalais sur les coups de pied arrêtés est peut-être la plus évidente d’entre toutes. Mais s’ils réussissent à gommer ce problème, l’édition 2020 de l’Impact pourrait s’avérer meilleure que ce qu’on avait anticipé.

Le pot et les fleurs...

Défensivement, l’Impact s’est révélé la pire équipe de la MLS la saison dernière. Les difficultés sont réapparues samedi dernier. Trop souvent, des joueurs du Révolution se sont retrouvés seuls dans la surface sur coups de pied arrêtés. 

Le premier but des adversaires résume à lui seul le mal qui afflige toujours l’Impact. Sur le coup, Teal Bunbury s’est retrouvé seul, fin seul, et n’a pas raté sa chance. Quelques minutes plus tard, il aurait pu ajouter au score dans les mêmes circonstances, mais a heureusement raté sa frappe.

Ceci dit, à l’autre bout du terrain, l’Impact n’a pas été en reste. Deux têtes gagnées coup sur coup par Joel Waterman et Romell Quioto ont permis aux Montréalais de niveler la marque. Voilà un point positif pour le Bleu-blanc-noir. 

À ça, je pourrais aussi ajouter la performance de Saphir Taïder comme élément de réjouissance. Tout au long du match, le milieu s’est montré disponible pour ses coéquipiers, il a été actif et a fait bouger le ballon rapidement. 

De façon incessante, Taïder a cherché à faire circuler le ballon vers l’avant. Cet état d’esprit lui a permis d’offrir des occasions de marquer à Lassi Lappalainen et à Urruti, que ce dernier a concrétisé. 

Bref, Taïder et Samuel Piette ont fait circuler. C’est ce qu’on veut voir de leur part sur une base régulière.

L’avantage de la rapidité

La vitesse tue. En MLS, cet adage se vérifie. 

Samedi, autant les Revs que l’Impact ont eu de la difficulté à gérer les joueurs rapides. Zachary Brault-Guillard, Quioto, Lappalainen et même Urruti ont donné des maux de tête à la défense de la Nouvelle-Angleterre.

Quand ceux-ci utilisent bien leur vitesse, ils peuvent devenir des éléments redoutables et redoutés sur le terrain.

Mais la dernière ligne défensive de l’Impact a aussi connu sa part de terreurs à cause de la vitesse des adversaires. Au final, Rod Fanni, Luis Binks et

Waterman auront réussi à gérer en étant, dans l’exécution, quasi irréprochables. 

Binks m’a particulièrement impressionné. À 18 ans, il est bien jeune, mais il joue avec l’attitude d’un vétéran. Parce qu’il est grand et bâti solidement, l’Anglais a le profil parfait pour la position de défenseur central. Ce ne sont que deux matchs qu’il a joués jusqu’ici, mais il nous donne déjà à rêver.

Cela dit, l’ensemble de la défense montréalaise devra faire gaffe à l’avenir : il faudra anticiper et réagir rapidement pour empêcher que les attaquants adverses ne s’engouffrent trop facilement derrière eux.