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Le tramway progresse

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L’affaire est passée inaperçue, mais le projet de réseau structurant pourra progresser de façon significative, au cours des prochains mois, grâce au feu vert du gouvernement du Québec.  

Lorsque le gouvernement Legault a adopté un décret, le 26 février, c’est surtout la question de dépassements de coûts qui a fait jaser. Toutefois, le gouvernement y détaille également des travaux que la Ville pourra entreprendre.   

Il est question notamment de la modification de réseaux d’aqueducs et d’égouts, du déplacement de réseaux techniques urbains et de démarches en vue d’acquisitions.   

On a su lundi que le gouvernement avait ainsi décaissé une somme de 419 M$. Ces sommes permettront à la Ville de respecter les échéanciers, malgré les délais inévitables causés par l’arrimage au troisième lien. Elles font aussi en sorte qu’il devient de plus en plus obsolète de réclamer un référendum ou un arrêt du projet, ce qui s’est avéré le jour où le financement a été bouclé.  

Le gouvernement a plusieurs fois réitéré son appui au projet. Mais ces faits démontrent qu’il prend également les moyens pour respecter sa parole.   

Dépassements de coûts   

Avant la séance du conseil municipal, lundi soir, Régis Labeaume s’est fait questionner par rapport à d’éventuels dépassements de coûts pour le projet. Le maire semblait empêtré dans ses explications, assurant de nouveau qu’il n’y aurait pas de dépassement. Il aurait dû rappeler que le projet bénéficie d’une réserve de 712 M$ pour faire face à la contingence, aux risques et à l’inflation.  

Peut-être que le maire hésite à parler de cette réserve parce que le vérificateur général a critiqué sa révision à la baisse, en décembre dernier. Si tel est le cas, est-ce parce que cette réserve, justement, s’avère bel et bien insuffisante?   

Le gouvernement du Québec a pris soin de préciser, la semaine dernière à la suite d’une décision du Conseil du trésor, que «tout excédent du coût estimé du projet par rapport aux contributions gouvernementales déjà annoncées devra être résorbé par la Ville de Québec ou faire l’objet d’une contribution additionnelle de sa part».   

Cette mention n’est pas surprenante. Le gouvernement souhaite assurer ses arrières et s’imposer en bon gestionnaire de fonds publics. Quant à la Ville, en tant que maître d’œuvre du projet, elle doit assumer cette responsabilité du respect du budget et des échéanciers.  

Il ne s’agit pas d’une quasi mise en tutelle, comme l’évoquait lundi le conseiller Jean Rousseau, mais d’une simple question de gros bon sens.