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Machine de cirque: une galerie folle et déjantée

Machine de cirque s’éclate au Diamant

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Ils ont une signature. Une façon bien à eux de faire les choses. Machine de cirque l’a démontré à nouveau, avec sa belle folie, mardi, avec son spectacle La Galerie présenté au Diamant.

À l’affiche pour cinq représentations, la toute nouvelle création de la troupe de cirque de Québec éclate de toutes les façons. 

Dans La Galerie, les sept acrobates et la musicienne Lyne Goulet prennent possession d’une salle d’exposition pour la transformer et la colorer à leur façon, sans tenir compte des conventions.

Au début du spectacle, ils observent. Ils regardent des tableaux qui n’existent pas. Ils cherchent à comprendre. 

On mange même du pop-corn. Et tout à coup, les artistes-athlètes s’activent avec des pirouettes, des numéros de main à main et des acrobaties au sol.

Machine de cirque complexifie chacune de ses acrobaties avec des subtilités et des trouvailles ingénieuses. On se demande où ils sont allés chercher ces petits éléments surprenants et inattendus, qui provoquent des « wow » bien sentis. 

Les différents segments sont réussis. Le numéro de barre russe, sur laquelle l’acrobate Pauline Bonnani s’exécute, est un bel exemple de cette ingéniosité. Elle effectue une série de pirouettes et de vrilles sur barre et tout à coup, cette même barre, tenue par deux artistes, s’envole dans les airs, pour être saisie durant quelques secondes par l’acrobate en suspension. Il s’agissait d’y penser. 

Folle et poétique

Et tout à coup, on se retrouve dans les coulisses de cette salle d’exposition, dans le noir, au son de la musique de Danse macabre de Saint-Saëns et avec un numéro de roue Cyr qui possède lui aussi son unicité. 

On constate, tout au long des 75 minutes du spectacle, la très grande polyvalence de Pauline Bonnani, Gaël Della-Valle, Connor Houlihan, Vladimir Lissouba, Antoine Morin et William Poliquin-Simms et Adam Strom. 

Après la mise en place d’un repas, autour d’une table, qui donne envie de manger du maïs soufflé, et des numéros de planche coréenne et d’équilibriste, dont un autre segment de barre russe spectaculaire, on boucle la boucle d’une belle façon.

On revient dans la nature première de la salle d’exposition avec la création d’une œuvre d’art pleine de couleurs, au son des vocalises aériennes produites par Lyne Goulet. Une finale folle, poétique et même parfaite.