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Nouvelle loi sur les chiens dangereux: des municipalités ne sont pas prêtes

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C’est aujourd'hui qu’entrait officiellement en vigueur la nouvelle loi sur l’encadrement des chiens dangereux, mais plusieurs municipalités ne sont toujours pas prêtes à l’appliquer.  

Carl Girard, de la Société de protection des animaux (SPA) des Cantons, en Estrie, dénonce cette situation. Seules 21 municipalités font affaire avec son organisme pour mettre en œuvre les nouvelles réglementations.    

«Je dirais que c’est 50% des municipalités de notre territoire. Malheureusement, les autres ne sont pas prêtes, même si la loi est maintenant en vigueur», a-t-il indiqué.    

Les municipalités sont pourtant au cœur de la nouvelle législation. Par exemple, les vétérinaires et les médecins doivent obligatoirement leur rapporter les blessures causées par un chien. L’animal sera ensuite évalué et, s’il est considéré comme potentiellement dangereux, il sera soumis à des conditions strictes, dont celles de porter une muselière et d'être vacciné contre la rage, stérilisé et micropucé.      

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Suzanne Roy, présidente intérimaire de l'UMQ et mairesse de Sainte-Julie, et le Dr Jean Gauvin, vétérinaire et ex-président de l’Association des médecins vétérinaires du Québec, sur QUB radio:   

Les municipalités peuvent aussi adopter des règlements encore plus sévères que ce qui est prévu par la loi votée à l’Assemblée nationale.    

Cette dernière rend notamment automatique l’euthanasie de chiens ayant causé des blessures graves ou la mort d’une personne.    

Par ailleurs, la loi exige que les chiens de 20 kg ou plus soient munis en tout temps d’un harnais ou d’un licou. Sur ce dernier point, Carl Girard est aussi très critique.    

«Ça n’a pas de sens, parce qu’un harnais, ça permet au chien de tirer une charge plus lourde. Vous allez voir des maîtres se faire traîner, c’est loin d’améliorer la sécurité du public», croit-il.    

Pour Dominique Alain, sauvagement attaquée par trois chiens il y a un an à Potton, en Estrie, la nouvelle loi est un pas dans la bonne direction, mais c’est insuffisant. 

«Il faudrait mettre plus d’accent sur l’éducation et la prévention. Des cours de dressage obligatoires, ça se voit dans d’autres pays et ce serait opportun ici», a-t-elle proposé.