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Une famille refusée dans un restaurant à cause de son chien Mira

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RIVIÈRE-DU-LOUP | Un garçon avec un chien d’assistance et sa famille se sont vu refuser le droit de manger dans une pizzéria de Rivière-du-Loup mardi soir en raison de la présence de l'animal. Le restaurateur leur a candidement demandé d’aller manger ailleurs.  

Happy, un jeune labernois, accompagne son jeune maître autiste Zackary, 12 ans, partout où il va.  

Mardi soir, le garçon est allé avec ses proches chez Pizza Rivière-du-Loup, sur la rue Lafontaine. Lorsque le restaurateur a aperçu le chien, il leur a demandé de partir.  

«Il est venu, puis il a dit: “Moi, je ne sers pas du monde si le chien reste ici, vous vous en allez”. La commande était passée, payée pis toute», a raconté le grand-père du garçon, Jean-Léo Gagnon.  

«Je me suis vraiment pas senti bien parce que j’ai besoin de ce chien. Il m’aide beaucoup et ça m’a dérangé. J’avais même plus envie de manger la nourriture qu’il y avait là-bas», a ajouté Zackary Drolet.  

«C’est une crainte qu’il avait déjà de se faire justement rejeter à cause du chien ou refuser quelque part, et ça n’était jamais arrivé auparavant, donc il se sentait très mal de ça. C’est comme si on revient en arrière», a renchéri sa mère, Mélanie Gagnon.  

La famille affirme que le chien portait son harnais et était identifié comme provenant de la fondation Mira. Malgré la présence de la police sur place, le patron n’a pas changé d’avis.  

«Admettons qu’on accepte ces chiens-là pour venir manger avec leurs propriétaires parce qu’ils ont le droit. Les autres clients qui ont des chiens, ils peuvent dire: “Pourquoi vous ne nous avez pas acceptés?”», s'est défendu le fils du propriétaire, Berkay Sinaci.  

Le restaurateur semblait ignorer la loi et le fait qu’il risquait une amende.  

«Il ne peut pas refuser, de même que le dépanneur et l’épicerie. En fait, tous les endroits publics: l’hôpital, la clinique médicale, tout ça, doivent respecter la Charte des droits et libertés de la personne», a rappelé Mélanie Valiquette, la représentante du comité des bénéficiaires de la Fondation Mira, qui fournit des chiens-guides et des chiens d’assistance aux personnes vivant avec des handicaps.  

La famille s’est donc fait rembourser les pizzas et est allée manger ailleurs. Elle ne portera pas plainte, mais garde un goût amer de sa soirée.  

Les proches de Zackary veulent sensibiliser les gens à la cause et rassurer le jeune garçon pour qu’il puisse continuer d’emmener son chien partout avec lui.  

«On veut qu’il comprenne aussi qu’on est là pour lui et qu’on va se battre pour lui pour que ça n’arrive pas d’autres fois ou d’autres moments ou pour d’autres enfants», a affirmé Jean-Léo Gagnon.