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Blocus ferroviaire de Listuguj: dur coup pour l’économie locale en Gaspésie

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Pertes financières, mises à pied, convois bloqués, relations difficiles avec les partenaires d’affaires : les contrecoups du blocus ferroviaire de Listuguj sont tels sur l’économie de la Gaspésie que la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs réclamait l’intervention immédiate des deux paliers de gouvernement, jeudi matin. Les barricades ont finalement été levées en fin de journée, générant un véritable soupir de soulagement dans la communauté d’affaires. « On est très satisfait. Surtout si ça se passe de façon calme et pacifique, c’est encore mieux », plaide Luc Leblanc, président de la Chambre de commerce Baie-des-Chaleurs.  

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Les barricades érigées sur la voie ferrée par des membres de la communauté micmaque de Listuguj, en Gaspésie, il y a 25 jours, ont été démantelées en fin de journée jeudi.
Capture d'écran TVA Nouvelles
Les barricades érigées sur la voie ferrée par des membres de la communauté micmaque de Listuguj, en Gaspésie, il y a 25 jours, ont été démantelées en fin de journée jeudi.

Bloqué durant 25 jours  

Le tronçon de 325 km entre Matapédia et Gaspé, opéré et entretenu par la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), était impraticable en raison d’une obstruction installée le 10 février par la communauté de Listuguj, à l’entrée de son territoire.  

Des entreprises touchées   

  • Les principales entreprises utilisatrices des rails — dont Ciment McInnis et Produits forestiers Temrex — sont sévèrement touchées depuis le début de la crise.  
  • La Société du chemin de fer de la Gaspésie accuse à ce jour 500 000 $ en pertes financières et a été forcée de mettre à pied temporairement 15 employés.  
  • La compagnie LM Wind Power doit gérer un convoi de 72 wagons transportant 48 pales d’éoliennes, bloqué à New Richmond. Il devait se rendre aux États-Unis.    

Injonction échue  

Le gouvernement du Québec — qui est propriétaire des rails — avait obtenu le 25 février dernier la levée du barrage ferroviaire tenu par les Micmacs. Mais rien n’a bougé. Et cette injonction prenait fin à 23 h 59, dans la nuit de jeudi à vendredi.  

Dédommagement nécessaire  

Bien que le blocus soit levé, la Chambre de commerce réclame un dédommagement de la part des gouvernements pour les compagnies touchées lors de la crise. « Avant que les entreprises ne reprennent le retard accumulé, ça va prendre des semaines, voire des mois », soutient son président, Luc Leblanc.