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Décès d'Henri Richard: «c’était le joueur favori de mon père»

L’entraîneur du CH, Claude Julien, rend hommage au «Pocket»

Pratique du Canadiens
Photo d'archives, Ben Pelosse Claude Julien a été impressionné par la stature et la force tranquille d’Henri Richard.

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FORT LAUDERDALE | En grandissant, Claude Julien idolâtrait Bobby Orr. On peut le comprendre puisqu’il était lui-même un défenseur. Toutefois, dans la maison familiale de Blind River, c’est Henri Richard qui avait la cote.  

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« Henri Richard, c’était le joueur favori de mon père, a indiqué Julien. À mon premier séjour avec le Canadien, je lui ai rapporté plein de souvenirs autographiés par Henri Richard, dont un bâton et une photo encadrée. Il les a encore chez lui. »   

Tout un record  

Pour tout fils devenu adulte, permettre à son père de rencontrer son idole revêt toujours un cachet particulier. Les Julien ont vécu un moment semblable.   

« À mes débuts, mon père s’était retrouvé dans le même ascenseur que lui. Il était trop gêné pour le saluer, a raconté l’entraîneur du Canadien. Ils ne se sont jamais présenté officiellement, mais ils ont partagé le même ascenseur. »   

On peut le comprendre. Malgré sa petite stature, Henri Richard avait une aura plus grande que nature en raison de ses nombreuses prouesses sur la patinoire.   

« Je me souviens de l’avoir vu jouer. C’était un capitaine, un leader, un gars qui marquait des buts, qui fonçait partout et qui n’avait peur de rien, malgré son gabarit. La famille Richard était reconnue pour ça. Il a gagné 11 coupes Stanley. Ce sera un record très difficile à battre », a soutenu Julien.   

Que la tradition continue  

Henri Richard a été capitaine du Canadien durant quatre saisons, inscrivant son nom au sein d’une liste impressionnante. Vingt ans plus tard, Kirk Muller a eu la chance de se voir confier le même mandat.   

« Je n’ai pas eu la chance de le voir jouer, mais en grandissant, j’ai entendu toutes les histoires à son sujet. Je sais que c’était tout un compétiteur, a souligné Muller. Ce n’était pas un homme imposant, mais quand tu lui serrais la main, tu comprenais que c’était un homme fort. »   

« Je me souviendrai toujours du jour où j’ai été échangé au Canadien, a poursuivi l’entraîneur associé de Julien. Quand je l’ai rencontré, et c’était la même chose avec les autres anciens, il n’était pas question des succès du passé ou des 11 coupes Stanley qu’il avait remportées. Ce qu’il voulait, c’est que l’on continue de faire gagner le Canadien de Montréal. »   

Une mission que Muller a réussie en faisant partie de la formation gagnante du précieux trophée en 1993.