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Trudeau marche sur des œufs avec Huawei

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Le premier ministre Justin Trudeau marche sur des œufs quand vient le temps de dire s’il va ouvrir au pays la porte au réseau 5G du géant chinois Huawei, qui s’attire les foudres de Washington qui l’accuse d’espionnage.

« Au bon moment », a fini par laisser tomber le premier ministre Justin Trudeau quand Le Journal lui a demandé quand son gouvernement allait trancher la question.

Mercredi, des sénateurs américains ont demandé à la Grande-Bretagne de revoir sa position pour éviter que Huawei puisse construire son réseau 5G, mais pour le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, le fruit n’est pas mûr.

Aucun échéancier

« On écoute attentivement ce que nous disent les Américains. On regarde aussi ce que font nos partenaires en Europe. On va prendre la décision qui sera la bonne pour le Canada », a répondu Justin Trudeau au Journal, du tac au tac, en conférence de presse.

Ces dernières semaines, la réponse de son gouvernement est toujours la même. On dit évaluer la situation, sans être en mesure de dire clairement quand la décision sera prise.

Pendant ce temps, l’armée canadienne ou Élections Canada manifestent leur réticence à l’endroit de l’infrastructure de Huawei en raison de risques que posent certains équipements ou fournisseurs de services.

« La décision va être prise basée sur les faits, sur les recommandations de nos agences de sécurité et la coordination avec les autres pays », a soutenu M. Trudeau sans s’avancer, en milieu de semaine.

Depuis l’arrestation de la no 2 de Huawei, Meng Whanzhou, à Vancouver, en décembre 2018, et des Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig par la suite, les relations demeurent tendues entre la Chine et le Canada.

Huawei a toujours vigoureusement nié les accusations américaines qui pèsent contre elle.