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La Ville de Lévis est épargnée par la pénurie de terrains industriels

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Alors que Québec et Saint-Augustin manquent cruellement de terrains industriels pour attirer de nouvelles entreprises, la Ville de Lévis nage dans l’abondance et n’entrevoit aucune difficulté à ce chapitre dans les prochaines années.

La pénurie de terrains sur le territoire de Québec est bien documentée depuis plusieurs années. Un peu plus à l’ouest, le parc industriel François-Leclerc de Saint-Augustin est sur le point d’afficher complet, d’ici un an selon le maire, Sylvain Juneau, révélait Le Journal, vendredi.

Encore beaucoup à offrir

La Rive-Sud semble toutefois épargnée par ce phénomène de rareté et a encore beaucoup à offrir à de potentiels investisseurs. Qui plus est, les prix sont souvent nettement inférieurs à ce que l’on peut trouver sur l’autre rive du fleuve Saint-Laurent.

« Avec nos 14 parcs, on n’a pas de problème de pénurie de terrains à Lévis, même si nos terrains sont assez convoités. On en a vraiment pour tous les goûts : petits, moyens et grands terrains. Il nous reste encore 10 millions de pieds carrés non encore construits aujourd’hui. Et on ouvre 2 millions de pieds carrés l’année prochaine. On fait en sorte d’avoir toujours une réserve foncière chaque année », explique le directeur du développement économique à Lévis, Phillipe Meurant.

« On en a un peu partout : à Pintendre, à Lauzon, à Charny. Les terrains de Bernières sont très recherchés aussi puisqu’ils sont stratégiquement localisés près de l’autoroute 20, à l’entrée de Lévis et de l’agglomération métropolitaine de Québec. En plus, avec le réaménagement de l’échangeur Lagueux, ça rend la circulation beaucoup plus fluide pour les trains routiers », ajoute M. Meurant.

Projet du Littoral Est 

À Québec, la Chambre de commerce et d’industrie dit miser beaucoup sur la nouvelle zone d’innovation du Littoral Est, près du fleuve, dans les secteurs Beauport, Maizerets et D’Estimauville, pour combler les besoins des entreprises technologiques dans les prochaines années.

« On parle beaucoup d’innovation, mais un des aspects de ce projet-là, qui n’est pas négligeable, c’est le développement de nouveaux terrains. Avec la mise en place de ce projet-là, il y a des entreprises qui vont être appelées à s’y installer et on va libérer des terrains dans d’autres parcs industriels », observe le porte-parole de la Chambre, Étienne Cummings.

En attendant, le président de la Corporation des parcs industriels, Pierre Dolbec, n’est pas du tout enchanté par la fin imminente du développement du parc industriel de Saint-Augustin. « Ce n’est pas tellement encourageant... On va devoir s’en aller encore plus à l’ouest ou on va aller sur la Rive-Sud, mais ça peut avoir un effet sur les coûts indirects. Les compagnies de transport facturent souvent des surcharges en raison du trafic sur les ponts. »

« La situation ne s’est pas améliorée du tout. On est rendus dans les environs de 5 % de taux de vacance sur la Rive-Nord et les gens paient les terrains beaucoup plus chers qu’avant », déplore-t-il.