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Pas (encore) d’impact du coronavirus

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Le taux de chômage au Québec est rendu à seulement 4,5 %, soit le plus bas taux depuis que l’on collige des données comparables à partir de 1976.

Grand bien nous fasse, la propagation du coronavirus à travers le monde n’a donc pas encore eu d’effet négatif sur l’emploi au Québec ni dans l’ensemble du Canada.

Et c’est le Québec qui, en février, s’en tire d’ailleurs le mieux au pays, avec une augmentation de 20 000 emplois, dont 13 900 à temps plein. On accapare les deux tiers des emplois créés en février au Canada.  

Des données de l’emploi que Statistique Canada vient de divulguer pour le mois de février, on peut en conclure également que les fameux blocus ferroviaires n’ont pas eu le temps de faire des ravages dans le marché du travail.

Pour le moment, du moins. Ce sont les données de l’emploi du mois de mars qui s’avéreront sans doute beaucoup plus significatives sur les conséquences économiques du coronavirus et des blocus ferroviaires.

D’ici là, apprécions les beaux résultats positifs qui font présentement du Québec la province où le taux de chômage est le plus bas au pays, avec son 4,5 %. C’est un point de pourcentage de moins qu’en Ontario (5,5 %) et un demi-point de moins que le 5 % de taux de chômage affiché par la Colombie-Britannique et le Manitoba. 

SOUS LEGAULT

Depuis l’arrivée au pouvoir de François Legault, en octobre 2018, le nombre d’emplois a augmenté de 127 900 au Québec.

Les catégories d’emplois gagnantes depuis les 16 mois de gouvernement caquiste ?

  • Construction : 28 700
  • Fabrication : 24 300
  • Transport et entreposage : 28 000
  • Services professionnels : 24 900
  • Services d’enseignement : 20 800
  • Finance, assurances, immobilier : 19 000

Du côté des catégories qui ont perdu des emplois, notons les services aux entreprises (-24 300 emplois), le commerce de gros et de détail (-5000), et les services d’hébergement et de restauration (-8100).

Et qu’est-il arrivé au secteur de la santé et des services sociaux, lequel fait les manchettes négatives plus souvent qu’à son tour en raison notamment du débordement des urgences ? Les dépenses gouvernementales ont eu beau augmenter de plusieurs milliards de dollars, c’est à peine 6000 emplois de plus qu’on y a créés. Ce qui équivaut à une hausse de seulement 1 % des emplois de cette catégorie.

AILLEURS AU PAYS

Comme je le disais au début de la chronique, le coronavirus et les blocus ferroviaires n’ont pas encore ralenti le marché de l’emploi dans l’ensemble du Canada.

On verra le mois prochain si les craintes de ralentissement économique évoquées par les analystes financiers et les banques centrales (telles la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine) se matérialiseront sur les données de l’emploi.

Le Québec n’est pas la seule province canadienne qui a enregistré une belle performance sur le marché de l’emploi au cours des 16 derniers mois.

La province championne c’est... l’Ontario, avec la création de 285 600 emplois, soit 60 % de tous les emplois créés au pays.