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«Je suis fier d’être Québécois» -Artur Beterbiev

«Je suis fier d’être Québécois» -Artur Beterbiev
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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MONTRÉAL - N’ayant pas disputé de combat en sol québécois depuis décembre 2016, Artur Beterbiev désirait réellement retrouver sa terre d’accueil pour la première défense de ses deux titres chez les mi-lourds. 

Ayant récemment ajouté la ceinture mondiale du WBC à celle de l’IBF qu'il possédait déjà, l’athlète de 35 ans écrira une page d’histoire en devenant le premier champion unifié québécois à défendre ses couronnes dans la Belle Province. 

Beterbiev (15-0-0, 15 K.O.) accomplira ce fait d'armes contre le Chinois Fanlong Meng (16-0-0, 10 K.O.) le 28 mars au Centre Vidéotron. 

«D’avoir la chance de défendre ces titres au Québec, pour nous, c’était important, a affirmé l’entraîneur du pugiliste Marc Ramsay, lundi, lors d’un entraînement public de son poulain. Artur en parlait à moi et à son groupe de gérance depuis un certain temps. C’est quelque chose que nous voulions accomplir. Nous en sommes très heureux.» 

«C’était important pour moi, car depuis 2013, je vis à Montréal dans la province de Québec, a dit Beterbiev en anglais. Pour moi, c’est un combat à la maison. Cela a de l’importance, parce que je veux donner un bon spectacle aux gens d’ici.» 

«Je suis fier d’être Québécois», a-t-il ajouté dans la langue de Molière et avec le plus grand des sourires. 

«Je suis fier d’être Québécois» -Artur Beterbiev
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Pas une distraction

Maintenant que le souhait de Beterbiev a été réalisé, Ramsay assure que les amateurs de boxe québécois auront droit au même pugiliste qui a fait vibrer les partisans américains au cours de ses quatre dernières sorties. 

«Émotivement, il est très stable. Même si nous sommes très contents de boxer au Québec, je ne pense pas que cela va l’affecter, ni positivement ni négativement, a tenu à préciser l’entraîneur de renom. Artur est très régulier dans son approche des combats. Je ne m’attends pas à de grands changements, mais c’est sûr que c’est plaisant de faire ça ici.» 

«Je me sens bien et ma préparation est bonne, a assuré Berterbiev. À tous mes combats, j’essaie d’améliorer mes habiletés et mes performances. Je ne pense pas aux K.O., aux victoires ou aux ceintures. Je veux seulement m’améliorer.» 

Le coronavirus n’inquiète pas Yvon Michel

Par ailleurs, dans la foulée de l’annulation du tournoi de tennis d’Indian Wells en Californie et de nombreux événements sportifs sur la planète, le promoteur Yvon Michel pourrait avoir des inquiétudes concernant la tenue de son prochain événement. Ce n’est toutefois pas le cas. 

«Non [ça ne m’inquiète pas], parce que les précautions d’usage vont être entreprises, a indiqué le grand patron du Groupe GYM. D’ailleurs, la Régie [des alcools, des courses et des jeux du Québec] nous a demandé de lui fournir la provenance de tous les boxeurs qui seront à notre événement. C’était demandé par le service de la santé. On nous a aussi demandé quels furent les déplacements des hommes de coin lors des six derniers mois.» 

«On n’a aucun problème. Dans le cas de Meng, ça fait cinq ans qu’il est aux États-Unis. Nous avons également un poids lourd italien qui sera sur la carte, mais il vit à Las Vegas depuis deux ans. Tout est sous contrôle de ce côté-là.» 

Voilà de quoi rassurer les milliers de spectateurs qui afflueront au Centre Vidéotron à la fin du mois.