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Temps canon pour Marc-Antoine Dequoy

Le joueur des Carabins a tenu son proday lundi en présence de 2 équipes de la NFL

PRODAY-MARC-ANTOINE-DEQUOY
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Marc-Antoine Dequoy a obtenu de très bons résultats à son proday. Sur la photo, le demi défensif des Carabins effectue le test des 3 cônes, épreuve où il a signé un temps de 6 s 65.

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Plus léger de dix livres depuis sa participation au East West Shrine Bowl, à la mi-janvier en Floride, Marc-Antoine Dequoy a réussi un chrono de 4 s 35 sur 40 verges, lundi, à l’occasion de son proday, qui s’est déroulé à Montréal sous les yeux des Bears de Chicago et des Eagles de Philadelphie.

Son chrono lui aurait permis de signer le temps le plus rapide parmi les maraudeurs s’il avait participé au camp d’évaluation de la NFL, qui s’est déroulé la semaine dernière à Indianapolis. Le demi défensif des Carabins de l’Université de Montréal a aussi brillé au test des 3 cônes avec un chrono de 6 s 65, ce qui lui aurait aussi procuré le premier échelon au Combine de la NFL.

Mission accomplie

Lundi, les temps étaient calculés manuellement alors que le laser est à l’honneur dans la NFL. « Mission accomplie, a lancé Dequoy qui s’est exécuté sous les yeux de son père et de son frère, entre autres. Je suis fier de mes résultats et super content. Lundi dernier à Knoxville, à la fin d’un entraînement intensif de deux semaines, j’ai fait tous les tests et je souhaitais répéter ces temps, mais j’ai fait mieux. J’ai tout placé dans ma préparation physique parce que je ne voulais pas avoir de regrets. Mes résultats démontrent que ma décision d’aller à Knoxville, où j’ai pu bénéficier d’une expertise, valait la peine. J’ai pu bénéficier de choses qu’on ne trouve pas ici. »

« C’est certain que j’avais regardé les temps du camp d’évaluation de la NFL et je m’étais fixé des objectifs, mais je ne me suis pas laissé déconcentrer, poursuit le joueur défensif par excellence du RSEQ en 2018. Je ne voulais pas trop me mettre de pression. Je voulais compétitionner et montrer mes forces, soit ma vitesse, mon côté athlétique, et que je suis capable de jouer au football américain, parce que je sais que certains vont se poser des questions, car je n’ai pas évolué dans un système américain et que je n’ai pas de film du East West Shrine Bowl, que j’ai raté en raison de ma blessure. »

Dequoy a-t-il augmenté sa valeur ? « J’aimerais croire que oui, a-t-il souligné. Je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel et j’ai encore beaucoup à apprendre. Si j’ai pu ouvrir les yeux d’une seule équipe, ça va faire mon affaire. Même s’il n’y avait que deux équipes présentes, toutes les formations recevront les images et mes résultats. En baissant mon poids à 198 livres, je voulais prioriser la vitesse. Je suis capable de prendre dix livres, si c’est ce qu’on me demande. »

Quatre équipes

En raison d’une fracture à l’avant-bras droit qui n’est pas complètement guérie, Dequoy a fait l’impasse sur le test du développé couché. Il a réussi un temps de 4 s 14 au t-test (déplacements latéraux), de 10 pi 8 po au saut en longueur sans élan et de 37 po au saut vertical. Étant donné que son temps au sprint était excellent, il n’a pas couru de deuxième 40 verges.

En plus des Bears et des Eagles, qui étaient représentés par la Montréalaise Catherine Raiche, coordonnatrice des opérations football depuis l’an dernier, les Alouettes de Montréal et les Tiger-Cats de Hamilton étaient présents.

Pas de surprise pour Maciocia

Danny Maciocia n’a pas été surpris de la prestation de Marc-Antoine Dequoy.

« J’avais envoyé un message texte à mon adjoint Tom Gamble qu’il y avait des chances que Marc-Antoine coure sous les 4 s 40 et dépasse le dix pieds au saut en longueur sans élan », a raconté le directeur général des Alouettes de Montréal et ancien entraîneur-chef des Carabins, qui était présent pour le proday de Dequoy.

« Je ne suis pas surpris parce qu’il avait réalisé un temps de 4 s 38 il y a deux ans lors des tests des Carabins. Les résultats obtenus sont parmi les meilleurs chiffres réussis en 2020. Gamble a été impressionné un peu quand je lui ai envoyé les chiffres. Après son 40 verges, son saut en longueur et son 3 cônes qui étaient très importants, il aurait pu s’habiller et retourner chez lui. Il avait fait le travail. »

Maciocia ne croit pas que les 25 printemps de Dequoy soient un handicap. « Jusqu’à 27 ans, les équipes de la NFL sont prêtes à prendre leur temps, a-t-il affirmé. Je le vois comme maraudeur et peut-être demi de coin du côté large du terrain. Il faudra voir s’il est en mesure d’appuyer la défensive au sol. Il joue le ballon dans les airs comme un receveur. Il est vraiment dangereux quand il a le ballon dans les mains. Il doit travailler les un contre un. Parce qu’il trichait parce que le ballon n’était pas lancé en sa direction, il se faisait battre par son receveur, mais il récupérait en raison de sa vitesse pour faire le jeu. Moi, je le sais, mais certains pourraient se poser des questions en regardant du film. »

« Marc-Antoine va obtenir un mini camp minimum », d’ajouter Maciocia, qui sera au PEPS, mardi, pour épier Kétel Assé et Adam Auclair, du Rouge et Or. « Il a aussi des chances de signer comme agent libre prioritaire immédiatement après le repêchage. Marc-Antoine et Antoine Pruneau sont les deux meilleurs athlètes que j’ai dirigés avec les Carabins. »

Un agent satisfait

Sasha Ghavami était très heureux de la prestation de son poulain. « Il a dépassé ses projections et celles de son préparateur physique [Charles Petrone], a affirmé l’agent montréalais. Ses résultats aux sauts vertical et en longueur lui ont donné confiance pour le 40 verges. C’est mission accomplie. Il a encore du travail à faire notamment au niveau de la flexibilité de ses hanches, mais ses résultats vont forcer les équipes à réévaluer les films. Quand je disais aux recruteurs que Marc-Antoine pouvait courir un 4 s 40, ils vont voir que je n’étais pas menteur. »