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Budget Girard: des mesures insuffisantes pour contrer la pénurie de main-d’œuvre

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Alors que plusieurs entreprises doivent toujours jongler avec la rareté de la main-d’œuvre, le gouvernement restreint ses investissements, déplorent différentes organisations, pour contrer le manque de travailleurs.  

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Dans le Budget 2020-2021, les mesures prévues par le ministère des Finances pour favoriser l’intégration et le maintien des travailleurs sur le marché du travail s’élèvent à 212,7 millions $ en cinq ans. 

Avec ces investissements, Québec souhaite mieux intégrer les personnes immigrantes, favoriser la formation, attirer plus de travailleurs étrangers et faciliter l’intégration des gens avec des contraintes sévères à l’emploi.  

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« C’est clair qu’on ne peut pas parler de mesure structurante. Il n’y a rien dans ce budget qui nous convainc qu’on s’attaque à la pénurie de main-d’œuvre de façon sérieuse », dit Jacques Létourneau, président de la CSN. 

Budget complémentaire 

De son côté, le ministre des Finances, Eric Girard, a défendu son budget rappelant que l’an dernier, il avait annoncé une bonification du crédit pour les travailleurs d’expérience et différentes mesures pour les PME comme la réduction des taxes sur les masses salariales.  

L’impact financé de ces mesures s’élevait à 1,7 milliard $ en cinq ans. Il qualifie de « complémentaires » les sommes présentées dans le budget mardi.  

« On a mis deux mesures dans le premier budget du gouvernement très importantes et on prend le temps de les évaluer, d’être sûr qu’elles sont efficaces, et si elles sont efficaces, qu’il y a toujours cette pénurie de main-d’œuvre, eh bien on pourra en faire plus, mais dans le budget de cette année, on attaque ce problème-là avec l’éducation et tout ce qui est l’investissement innovation des entreprises », répond M. Girard. 

Québec mise sur la hausse du taux de diplomation au cégep et à l’université pour combler plusieurs emplois dans les années à venir. Environ 60 millions $ supplémentaires seront investis dès l’an prochain pour mettre en place différentes mesures à ce chapitre. 

« La pénurie de main-d’œuvre est l’enjeu numéro 1. Les mesures qui sont là ne sont pas suffisantes », dit Véronique Proulx, présidente et directrice générale des Manufacturiers exportateurs du Québec.  

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