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Budget Girard: aucun chiffre ni détail pour le 3e lien dans le budget

Malgré l’absence d’annonces spectaculaires, les deux maires sont satisfaits

Quebec
Photo d'archives Stevens Leblanc

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L’argent frais n’a pas submergé la capitale nationale ni la Ville de Lévis, mardi, dans le budget provincial. Le projet de 3e lien n’est toujours pas chiffré et la Ville de Québec n’a pas eu grand-chose de nouveau à se mettre sous la dent.

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Malgré cela, les maires de Québec et Lévis étaient tout sourire en fin de journée, disant y trouver chacun son compte, pour des raisons différentes.

Même si le deuxième budget du gouvernement Legault n’a pas permis d’en apprendre davantage sur le 3e lien, le maire Gilles Lehouillier s’attend à une « annonce imminente ».

Le projet a été scindé en deux dans le Plan québécois des infrastructures — volet routier et volet transport en commun — ce qui devrait permettre d’obtenir des fonds au fédéral. Le maire de Lévis y voit une « avancée spectaculaire ».

Le budget Girard n’a pas permis d’apprendre à quel endroit devrait déboucher le tunnel Québec-Lévis sur la Rive-Nord ni les coûts du projet, a critiqué l’opposition libérale mardi.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés
Le budget Girard n’a pas permis d’apprendre à quel endroit devrait déboucher le tunnel Québec-Lévis sur la Rive-Nord ni les coûts du projet, a critiqué l’opposition libérale mardi.

Le PLQ dénonce un « flou total »

Plus tôt dans la journée, l’opposition libérale avait cependant dénoncé le « flou le plus total » entourant ce projet. Gaétan Barrette s’indigne de l’absence de chiffres et de détails pour le tunnel Québec-Lévis.

À l’instar de Québec solidaire, il a une fois de plus accusé le gouvernement caquiste d’avoir brûlé des étapes dans ce dossier.

Il juge totalement anormal qu’aucune estimation de coûts ne soit disponible à ce stade-ci, alors que le projet est officiellement « en planification » dans le PQI pour la deuxième année consécutive, au lieu d’être « à l’étude ».

« On entretient une obscurité malsaine et anormale dans une démocratie où c’est le plus gros projet d’infrastructure actuellement. Il y a anguille sous roche », a déclaré M. Barrette.

7 M$ pour une place publique

À Québec, le seul projet concret qui est apparu pour la toute première fois dans les documents budgétaires est celui du réaménagement de l’« Espace de la Capitale-Nationale », dans le Vieux-Québec.

Régis Labeaume demandait 10 M$ au ministre des Finances qui lui a finalement octroyé 7 M$.

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« Joyau du patrimoine mondial de l’UNESCO, la place entre la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec et l’hôtel de ville est un des lieux les plus animés et occupés parmi les places publiques de la capitale nationale [...] Ce projet participera au rayonnement touristique et culturel de la capitale », peut-on lire.

Le maire avait des attentes modestes pour le budget Girard puisqu’il avait été comblé, récemment, par le décaissement d’une somme de 419 M$ pour le projet de tramway.

« Notre priorité, c’était ça. On a été servis la semaine dernière », a-t-il réagi, applaudissant au passage le « virage de l’électrification et du développement durable » du gouvernement Legault.

« Nous, on est très heureux. Ça fait notre affaire. C’est un budget qui est bien bon pour Québec », a renchéri le maire.

Voici d’autres mesures qui concernent la Capitale-Nationale :

  • Inscription au PQI pour l’étude de deux projets du RTC (nouveau garage et agrandissement du Centre Métrobus) ;
  • 10 M$ pour des pistes cyclables ;
  • Subventions possibles pour les zones d’innovations et la décontamination de terrains (grâce à la bonification des enveloppes provinciales) ;
  • Investissements additionnels dans le logement social via AccèsLogis.