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Budget vert pour combien de temps?

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Depuis le temps qu’il le promet, le gouvernement Legault doit déposer cet après-midi son premier « budget vert ». Le coup de barre tant attendu pour montrer qu’il prend la menace climatique au sérieux et se donne enfin les moyens de s’y attaquer. 

Et pourtant, une inquiétude persiste. Combien de temps ces bonnes résolutions vont-elles résister à la panique du COVID-19 qui ébranle l’économie ? 

Car la menace d’un sévère ralentissement, voire d’une récession, a de quoi rappeler de mauvais souvenirs. En 2008 aussi la lutte contre les changements climatiques était au sommet des priorités, les consciences éveillées de l’électorat réclamaient des solutions. Puis, la crise financière a frappé. Il aura fallu 10 ans pour reconquérir le terrain perdu. 

D’une pierre deux coups 

Dans les officines de la CAQ, on assure que, cette fois-ci, l’environnement ne fera pas les frais de la crise. D’ailleurs, le ministre des Finances a été formel. Éric Girard n’a pas réécrit son budget pour faire face au coronavirus. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Le calcul du gouvernement est assez simple. Il a le luxe d’offrir un deuxième budget « expansionniste ». Déjà, on prédit un budget dans lequel « on va s’occuper de notre monde », voir ici accélération des dépenses d’infrastructures, écoles, maisons des aînés, dépenses supplémentaires pour venir en aide aux plus vulnérables, des enfants de la DPJ, aux aînés et victimes de violence conjugale. 

Donc le gouvernement croit que ses priorités contribueront d’emblée à stimuler l’économie. 

Et l’environnement ? En misant avant tout sur les transports en commun et l’électrification de l’économie, on croit que l’offensive résistera aux pressions d’une éventuelle récession. Après tout, les mécanismes sur lesquels mise la CAQ pour lutter contre les changements climatiques font partie de l’équation pour nourrir la croissance. 

Comme le dit François Legault : « Plus de richesse, moins de GES ». Si seulement c’était si simple...