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De Montréal à star de Cheer: «c’est complètement fou tout ce qu’on vit»

Andy Cosferent a passé son adolescence dans la métropole

Andy Cosferent
Photo Chantal Poirier Assistant-coach des cheerleaders du collège de Navarro, au Texas, Andy Cosferent a appris le cheer à Montréal.

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Vedette de la nouvelle série Cheer, Andy Cosferent a récemment porté ses cheerleaders de Navarro, au Texas, jusqu’au plateau d’Ellen DeGeneres et sur le tapis rouge des Oscars. Mais c’est ici même, à Montréal, qu’a commencé son histoire d’amour avec cette discipline qui lui ouvre maintenant les portes d’Hollywood.  

« C’est complètement fou tout ce qu’on vit. On reçoit des invitations tous les jours depuis le mois de janvier », souffle-t-il dans un français impeccable.    

Ce soudain engouement coïncide avec l’arrivée de Cheer sur la plateforme d’écoute en continu Netflix. Distillée en six épisodes, la série documentaire suit les athlètes du collège Navarro, tant dans leur quotidien que dans leurs entraînements, sous l’œil de leur coach Monica Aldama et de son assistant, Andy Cosferent.    

Rapidement devenue un phénomène mondial, la production compte parmi ses fans les Ellen DeGeneres, Oprah Winfrey et Kendall Jenner de ce monde. Encore aujourd’hui, Andy Cosferent peine à saisir l’ampleur de ce succès.    

« Tout est arrivé tellement rapidement ; on ne s’attendait pas à ça du tout ! Aucun d’entre nous n’aurait pu s’imaginer que Cheer allait nous permettre de vivre toutes ces expériences extraordinaires », confie-t-il, rencontré au cours de sa plus récente visite à Montréal, la semaine dernière.    

Établi au Texas depuis quelques années, l’assistant-coach n’a pas oublié la métropole où il a passé son adolescence, y revenant plusieurs fois par année. Ses parents ont quitté leur Roumanie natale pour venir s’établir ici alors qu’Andy avait 12 ans.    

« Ça n’allait pas très bien en Europe de l’Est, alors ils ont vu une opportunité d’avoir une meilleure vie ici. Chaque fois que je reviens, je me sens aussitôt chez moi à Montréal. Et c’est ici que j’ai appris le cheer », confie-t-il.    

Et dire qu’il avait d’abord refusé une invitation à s’initier au cheer.   

« J’ai fait de la gymnastique depuis l’âge de cinq ans. Après le secondaire, mes amis ont décidé de commencer le cheer et je ne voulais rien savoir. Mais j’ai finalement accepté d’y aller avec eux et j’ai vraiment aimé ça. Aujourd’hui, c’est toute ma carrière », avance-t-il.    

Vers les championnats   

Désormais de retour au Texas, Andy Cosferent concentre ses énergies sur les prochains championnats collégiaux américains, tenus annuellement à Daytona Beach, en Floride. L’équipe de Navarro s’y rendra en avril pour défendre son titre, ayant terminé la compétition au premier rang lors des deux éditions précédentes. La pression allait être forte, certes. Mais elle a atteint un tout autre niveau à la suite du succès de Cheer.    

« Des gens de partout dans le monde m’écrivent pour me dire qu’ils ont acheté des billets pour nous voir concourir. C’est beaucoup, beaucoup plus intense maintenant. Mais je suis confiant », avance l’assistant-coach en souriant.