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Des gains à court terme pour certains commerçants

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Certaines PME pourraient faire des gains à court terme avec le coronavirus, reconnaît le président du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) Québec, Marc Fortin.

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« Il y a des gens qui achètent des masques, des gants et des produits désinfectants consommés tout de suite. Pour ces producteurs et ces détaillants, il y a un gain », dit-il.

D’après lui, les entreprises qui font ces produits pourraient faire de bonnes affaires à court terme, mais c’est une lame à deux tranchants puisqu’elles risquent elles-mêmes de subir les contrecoups du coronavirus dans leur chaîne d’approvisionnement.

« Ce qui pourrait être problématique, c’est si elles ne parviennent plus à se réapprovisionner de leur matière première. Elles seront alors obligées d’augmenter les prix », analyse Marc Fortin.

Panique

M. Fortin soutient que mieux vaut ne pas céder à la panique en se mettant à faire des provisions comme le font nos voisins du Sud. Aux États-Unis, plus de 20 % de la population a commencé à stocker des biens et des denrées alors qu’au Canada, la proportion est de moins de 9 %. « On est plus calmes et plus logiques ici », analyse-t-il.

Une fois de plus, Marc Fortin estime que les entreprises ont la possibilité ici de faire des gains à court terme, mais non à long terme parce que les consommateurs devront épuiser leur réserve... avant de retourner magasiner pour remplir leur garde-manger.

« Si vous avez 12 pots de sauce et 20 paquets de pâtes, et que tout redevient à la normale, les gens vont les manger. Ils n’en achèteront pas pour un bon bout de temps », illustre-t-il.

Selon lui, les blocages ferroviaires ont donné de bien plus gros maux de tête aux détaillants que le coronavirus. « L’esprit de panique prend le dessus en ce moment, mais on a eu bien plus de problèmes avec le CN qu’avec le coronavirus », conclut M. Fortin.