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Guerrero Jr plus léger

La vedette des Blue Jays ressent moins de pression à l’aube de sa deuxième saison à Toronto

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Photo USA TODAY Sports Vladimir Guerrero Jr s’est présenté au camp d’entraînement des Blue Jays avec 20 livres en moins, ce qui lui permet de mieux saisir les coups frappés à l’avant-champ.

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DUNEDIN, Floride | Une première saison dans les Ligues majeures derrière la cravate, Vladimir Guerrero Jr pourra souffler en 2020. Attirant toujours autant les projecteurs, la vedette des Blue Jays de Toronto n’aura plus à supporter la pression d’une recrue épiée dans ses moindres faits et gestes. 

Et c’est tant mieux pour le jeune Dominicain, qui soufflera 21 bougies la semaine prochaine. En plus du calendrier fort chargé l’an dernier, la pression endurée dans la Ville Reine l’a fait ralentir en fin de saison. À cela, il faut ajouter les livres en trop sur sa charpente de 6 pi 2 po. 

La direction des Jays le laisse orienter sa carrière tout en le guidant dans la bonne direction. 

Sans douter une seule seconde de son grand talent, elle espère que le jeune athlète poursuivra son évolution en devenant l’un des meilleurs de sa profession. 

C’est pourquoi Vlad Jr s’est pris en main durant la saison morte. Il a effectué un bref saut à la maison en République dominicaine durant l’automne avant de se diriger vers le complexe d’entraînement des Jays à Dunedin, sur la côte ouest de la Floride. 

À l’aube de sa deuxième campagne dans les majeures, Guerrero ressent moins de pression et, en pleine confiance, ne craint pas la guigne de la deuxième saison. 

Plus fort et plus léger

Avec l’entraîneur en conditionnement physique, il a délesté une vingtaine de livres. Satisfait de ses efforts, il aurait néanmoins désiré en perdre davantage. Il poursuit son travail durant ce camp printanier avant le grand jour, le 26 mars, face aux Red Sox au Centre Rogers. 

Dans ce camp, Guerrero peaufine ses apprentissages tant dans le rectangle des frappeurs qu’à l’avant-champ. 

Plus léger sur pattes, il est plus rapide pour attraper les balles sifflant près du troisième coussin. Il peut ainsi être plus agressif à récupérer les roulants et il saisit des balles qui étaient hors de sa portée il y a quelques mois à peine.  

« J’ai vraiment travaillé d’arrache-pied cet hiver à l’entraînement », a précisé Guerrero par l’entremise de l’interprète des Jays, Hector Lebron, lorsque rencontré au camp printanier, lundi. « Je me sens beaucoup mieux maintenant que l’an dernier. Le travail n’est pas encore terminé, je dois continuer à perdre du poids. » 

Selon ses notes biographiques, il fait osciller la balance à 250 lb. Sa silhouette a changé. 

Ce que l’on peut communément appeler le « gras de bébé » a fondu. À la blague, Vlad dit se tenir loin de tout pot de crème glacée ! Une sage décision s’il veut atteindre les 150 matchs dans le calendrier 2020 à venir. 

« Réno » dans l’élan

En plus de sa progression en défensive, Guerrero apporte des ajustements à son élan dans le rectangle des frappeurs. Il doit être en mesure de connaître plus de succès face aux lanceurs gauchers. Une facette que le gérant Charlie Montoyo tente d’améliorer dans les matchs de la Ligue des pamplemousses. 

Pour l’instant, il présente une moyenne au bâton de ,269 à ses 26 présences. Il gagne en confiance et frappe de plus en plus fort, selon les rapports des Jays.

Avec ses 15 longues balles en 2019 et son incroyable performance au concours de circuits du match des étoiles, tous peuvent témoigner de sa puissance et de sa férocité à la plaque. Il doit par contre apprendre à se rendre sur les buts avec constance. 

« Il suffit d’attendre le bon lancer et de mettre la balle en lieu sûr, a-t-il expliqué en toute simplicité. Ces changements mécaniques ne sont pas si compliqués. Ils seront très utiles. » 

Les yeux sur Montréal

Ayant raté les deux rendez-vous des Jays au Stade olympique l’an dernier, Guerrero trépigne déjà d’impatience à l’idée de visiter sa ville natale à nouveau. 

Il se souvient encore très bien de son circuit gagnant en neuvième manche face aux Cards de Saint-Louis à la fin mars 2018. Un évènement qui a marqué sa mémoire, même s’il ne s’agissait que d’un match préparatoire. Un moment empreint de nostalgie.

« C’était dommage de rater les matchs l’an dernier en raison de ma blessure. J’ai déjà hâte de jouer au stade. Ce sera plaisant de retrouver les partisans montréalais. »

Ce seront les deux dernières répétitions à une saison lors de laquelle les Jays pourraient causer bien des surprises si les cartes tombent en ordre.