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Les 79 matchs de Grant Fuhr

Les 79 matchs de Grant Fuhr
Photo d'archives, Reuters

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Très intéressant le documentaire Making Coco diffusé à TVA Sports dimanche et qui relate la carrière de Grant Fuhr. L’illustre gardien de but, devenu professeur de golf, se dit particulièrement fier de son endurance, et avec raison.

D’ailleurs, si la tendance se maintient, son record de 79 matchs en une saison établi en 1995-96 avec les Blues de St. Louis n’est pas près d’être battu puisque le dernier gardien à avoir joué 70 matchs (73) est Cam Talbot en 2016-17.

L’entraîneur, Mike Keenan, avait renvoyé Fuhr chez lui au camp d’entraînement de 1995 parce qu’il était trop gras. Il fallait que le portier de 33 ans à l’époque soit drôlement doué pour revenir en force rapidement et jouer dans 79 matchs, incluant 76 d’affilée, mais il était un « naturel ».

Fuhr se dit encore plus fier de sa saison de 73 matchs qui a suivi celle de 79 matchs. Il a dû être opéré avant la saison 1996-97 pour une déchirure au ligament antérieur croisé (genou) et à 34 ans, en plus.

Vérification faite, Fuhr n’a eu en moyenne que 1,3 jour de repos entre ses départs de la saison 1995-96 et il a disputé neuf programmes doubles (deux matchs en deux jours).

Les cycles de la mode

On dit que la mode revient tous les 30 ou 40 ans et aujourd’hui, on ménage les gardiens de but comme on le faisait à la fin des années 1970 et dans les années 1980. Entre 1975-76 et 1989-90, il n’y a eu que trois saisons de 70 matchs ou plus, soit Fuhr (75) en 1987-88, Don Edwards (72) et Rogatien Vachon (70), tous deux en 1977-78.

Les saisons de 70 matchs sont ensuite redevenues « tendance ». Dans les années 2000, il y a eu 49 saisons de 70 matchs ou plus, dont six en 2009-10, incluant celle de Martin Brodeur (77 matchs), gagnant du trophée Jennings et finaliste au trophée Vézina.

Brodeur avait obtenu en moyenne 1,5 jour de repos entre ses départs et il avait joué dans 15 programmes doubles (eh oui, 15, vous avez bien lu). 

Les temps changent, et cette saison, dix ans plus tard, Carey Price est le gardien le plus occupé de la LNH avec 1,8 jour de repos en moyenne entre ses sorties et il a joué dans quatre doubles. Dans le cas d’Andrei Vasilevskiy, c’est 2,2 jours de repos et aucun double. Tuukka Rask profite de 3,0 jours de préparation en moyenne entre ses sorties. Il a joué dans un seul deux en deux.

Notre meneur, Connor Hellebuyck, des Jets de Winnipeg, n’a joué que dans un seul programme double et bénéficie en moyenne de 1,8 jour de repos (comme Price) entre ses départs.

La course dans l’Ouest

Hellebuyck a connu une autre bonne semaine. Avant le duel d’hier soir contre les Coyotes, il n’a accordé qu’un seul but en deux matchs. Avec tous les éclopés à Winnipeg, il est la seule raison pour laquelle les Jets sont encore dans la course aux séries éliminatoires.

Le Wild du Minnesota et les Predators de Nashville doivent une fière chandelle à leurs gardiens auxiliaires, Alex Stalock et Juuse Saros, qui semblent avoir damé le pion respectivement à Devan Dubnyk et Pekka Rinne. Depuis le 21 février, Stalock a une fiche de 6-2-0, 0,915 et 2,64. Pour Saros, c’est 5-2-0, 0,949, 1,80.

Chez les Flames de Calgary, Cam Talbot (3-0-0, 0,957, 1,31 depuis le début du mois) est en train de brasser la soupe. L’émotif et spectaculaire David Rittich n’a pas gagné à ses trois dernières sorties (0-2-1, 0,882, 4,05).

La perte de Jacob Markstrom a fait très mal aux Canucks de Vancouver. Chez les Coyotes de l’Arizona, Darcy Kuemper est de retour, mais pas encore à 100 %, semble-t-il.