/world/europe
Navigation

Italie: quarantaine ressemblant à des mesures de guerre

Une Québécoise raconte ce qu’elle vit en Italie à cause du virus

Coup d'oeil sur cet article

Une Montréalaise vit les impacts de la quarantaine imposée en Italie depuis lundi où les mesures pour lutter contre le coronavirus rappelleraient celles vécues pendant la Seconde Guerre mondiale.  

• À lire aussi: 168 nouveaux décès en Italie, un record en 24h  

• À lire aussi: L’Italie place en quarantaine un quart de sa population  

« On brime notre liberté de déplacement. C’est impossible de se déplacer de ville en ville sans raison valable et avoir rempli un formulaire. Et si on ment dans nos explications, on s’expose à des amendes », a expliqué Geneviève Rabouin, qui ne blâme pas les autorités d’avoir imposé cette mesure. 

Elle s’estime chanceuse que son amoureux demeure dans la même ville qu’elle. 

Depuis lundi soir, le gouvernement italien a placé tout le pays en quarantaine. Les grands rassemblements et les déplacements non nécessaires sont proscrits.  

Mardi, on y a annoncé 168 nouveaux décès en 24 heures liés au COVID-19, un record. Le bilan dépasse maintenant les 600 morts et les 10 100 cas diagnostiqués.  

« Tout est fermé : les musées, les écoles, les théâtres. Les rues et les places publiques sont vides. Certains disent qu’il faut remonter à la Deuxième Guerre mondiale pour imaginer de pareilles mesures », a raconté la femme de 46 ans, qui vit en Italie depuis 2001. 

Payer son loyer 

« Je me sens comme si j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le taux de mortalité est tellement élevé ici », a poursuivi Mme Rabouin, installée dans la ville de Vérone, située à 120 km de Venise. 

« Heureusement, je suis en bonne santé, mais malgré tout, tu ne veux pas être malade. Je ne vis cependant pas dans la crainte. Je prends mes précautions », a-t-elle poursuivi. 

La travailleuse sociale, qui enseigne aussi l’anglais aux enfants et aux adolescents, craint d’avoir de la difficulté à payer son loyer si la quarantaine, qui l’empêche de donner des cours particuliers, dure trop longtemps. 

Elle espère toutefois que son service de consultations psychosociales en ligne, qu’elle a lancé l’automne dernier, lui permettra de survivre. 

« Les gens vivent beaucoup d’anxiété. [..] Une grande partie de la population panique. [...] Pour ma part, je crois que je gère bien », a spécifié celle qui veut aussi aider à sa façon. 

– Avec l’AFP et l’Agence QMI