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Tour d’horizon éclairant

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À en croire ses détracteurs, qui ne font pas dans la nuance, le réseau de transport structurant de Québec et son tramway ne présenteraient à peu près que des inconvénients.

Tant de confusion règne autour du RSTC qu’on finit par perdre de vue les véritables motifs derrière le projet. Les avantages et les inconvénients sont bien réels, mais s’éloignent dans la réalité du discours populaire, qui ne s’appuie trop souvent que sur des perceptions ou des craintes. La Ville a ses torts sur ce point, comme elle peine à établir une stratégie de communication porteuse et efficace. 

Mais voilà, au lieu de s’improviser experts en valeur immobilière, en aménagement du territoire et en transport, il était plus qu’avisé de s’informer auprès d’eux. Il en est ressorti un portrait très éclairé et nuancé, que vous avez pu lire hier dans nos pages, et qui vient remettre les choses en perspective.

De toute évidence, il y aura des gagnants et des perdants, mais beaucoup plus de gagnants avec l’arrivée du RSTC. Ainsi, les usagers, tant les citoyens que les touristes, bénéficieront de nombreux avantages. Des effets bénéfiques sont anticipés pour la santé de tous.

Puis, de nombreux propriétaires de terrains ou d’édifices près du tracé du tramway gagneront au change. Et pas seulement pour une question d’augmentation de valeur, mais aussi parce qu’un secteur mieux desservi s’avère plus attrayant.

Inconvénients

Le travail de nos journalistes permet aussi de constater qu’il y aura bel et bien des inconvénients liés au RSTC. On est bien loin de l’imaginaire « guerre à l’auto », mais les automobilistes devront néanmoins changer des habitudes et revoir certains déplacements.

Il s’agit d’un changement de mentalité et même de culture majeur, à Québec, où le transport en commun moderne – donc qui vient influencer l’organisation du territoire – n’a encore jamais été implanté.

C’est connu, le changement fait peur. Il n’est donc pas surprenant de voir des gens s’y opposer au point de craindre que le projet ne vienne défigurer la ville. Si l’image est forte, elle ne s’appuie, hélas, que sur des arguments fallacieux guidés par cette peur du changement. 

Puis, pendant les travaux d’implantation du RSTC, de grands bouleversements se feront sentir. Ce ne sera pas différent, à Québec, que dans les autres grandes villes canadiennes où de tels projets ont été implantés au cours des dernières années.

Ce ne sera pas différent non plus des inconvénients observés lors des élargissements d’autoroutes, comme c’était le cas pour Henri-IV cet été, à Québec. Tout comme pour le tramway, cinq années de travaux sont prévues, avec tout le dérangement, les changements d’habitudes et de déplacements que cela implique. Mais personne n’ira manifester pour s’en plaindre.