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Un cadre de la police de Lévis sous enquête

Des allégations d’agression sexuelle pèsent contre lui

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Un membre de la haute direction du Service de police de la Ville de Lévis fait l’objet d’une enquête des affaires internes de la Sûreté du Québec pour des allégations d’agression sexuelle sur une personne mineure survenue il y a une vingtaine d’années.

La victime alléguée aurait reconnu son agresseur, un cadre du service de police, dans une émission de télévision diffusée récemment.

Le chef du service de police de Lévis, Michel Desgagné, a indiqué au Journal que le ministère de la Sécurité publique lui a confirmé qu’une enquête était en cours.

« Je ne sais pas où c’est rendu. J’ai eu un avis, la semaine passée, comme quoi le dossier suivait son cours », indique-t-il.

Le cadre est toujours en fonction et aucune mesure n’a été prise à son endroit, ajoute le chef Desgagné.

« Il a droit à la présomption d’innocence comme tout le monde, indique M. Desgagné. Des allégations au niveau de nos policiers, on en a régulièrement. On prend position quand on a des éléments. Le bureau des affaires internes de la SQ ne m’a pas donné les éléments pour que je puisse prendre position. »

Une lettre anonyme

En janvier dernier, le SPVL a reçu une lettre anonyme d’un citoyen mécontent qui déplorait le fait que ce haut gradé soit toujours en poste, malgré les allégations d’agression sexuelle.

M. Desgagné précise avoir transféré la missive aux affaires internes de la SQ.

La fraternité des policiers de Lévis dénonce qu’aucune mesure administrative n’ait été prise à l’endroit du cadre faisant l’objet d’une enquête.

« La présomption d’innocence, c’est important, c’est vrai. Mais c’est un des articles les plus graves, dans le Code criminel, il n’y a pas de chances à prendre. La meilleure décision aurait été une suspension avec solde », affirme le président du syndicat, Marc Allard.

Il déplore une gestion à deux vitesses car, selon lui, un policier syndiqué aurait été suspendu sur-le-champ.

Le président estime également que cela pourrait décourager des victimes de porter plainte.

« C’est un manque flagrant de respect envers la population. Comment les victimes peuvent-elles venir porter plainte après ça ? » déplore-t-il.