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Une cinquième génération à vendre des tapis

La compagnie de la Beauce a été créée en 1928 par l’ancien député Édouard Lacroix.

Tapis Venture
courtoisie Tapis Venture

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Ils existent depuis des décennies, ils sont choyés par leur communauté ou l’ont marquée à travers les années. Des petits commerces de partout au Québec font la fierté de leur région. Le Journal vous présente le portrait de quelques-uns d’entre eux.   

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SAINT-GEORGES-DE-BEAUCE | Une compagnie de vente de tapis de la Beauce a fait travailler cinq générations d’une même famille depuis sa création et pourrait en compter une sixième.  

«Mon arrière-grand-père serait très fier et verrait là une belle continuité de la compagnie qu’il a construite», est heureux de dire le vice-président exécutif de Tapis Venture, Alexandre Lacroix.  

La compagnie de Saint-Georges-de-Beauce, Tapis Venture, abrite maintenant cinq générations à y travailler depuis sa création en 1928. ici le le vice-président exécutif, Alexandre Lacroix. Photo courtoisie Tapis Venture
courtoisie Tapis Venture
La compagnie de Saint-Georges-de-Beauce, Tapis Venture, abrite maintenant cinq générations à y travailler depuis sa création en 1928. ici le le vice-président exécutif, Alexandre Lacroix. Photo courtoisie Tapis Venture

L’arrière-grand-père en question était Édouard Lacroix, un homme qui a été député de la Beauce pendant quelques années.  

«Il a possédé quelques compagnies dans le passé et il a été approché par les citoyens de sa région afin de créer de l’emploi en Beauce», raconte M. Lacroix à propos de l’entreprise familiale située à Saint-Georges-de-Beauce.  

La compagnie créée en 1928, dont le premier nom était St-Georges Wollen Mills, s’est d’abord spécialisée dans la conception de tissus vestimentaires en laine ainsi que dans la fabrication de couvertures.  

En 1965, soit deux ans après le décès de son fondateur, la compagnie a décidé de se consacrer à la fabrication de tapis puisque la vente de laine était en chute libre en raison de l’arrivée des fibres synthétiques comme le polyester, entre autres.  

Génération en génération  

«C’était écrit dans le ciel que j’allais y travailler un jour, soutient sans hésiter le vice-président. À 13 ans, je faisais le ménage dans les locaux de la compagnie.»  

Au cours des quatre dernières décennies, l’homme de 56 ans a occupé plusieurs postes au sein de l’entreprise et il est maintenant vice-président depuis 2015.  

Sa fille cadette, Sophie, la cinquième de la génération Lacroix à y travailler, a aussi passé plusieurs heures dans l’entreprise familiale lorsqu’elle était jeune.  

«Dès que j’ai appris à marcher, je courais sur les rouleaux des tapis», se souvient la femme de 32 ans qui occupe le poste de gérante des ventes de catégorie.  

«Mes enfants ont fait pareil», ajoute la mère qui est enceinte de son quatrième enfant.  

Questionnée à savoir si elle souhaiterait que sa progéniture perpétue l’héritage familial, elle a répondu oui sans hésiter.  

«Je veux que la compagnie continue de cette manière, étant donné que ça remonte à loin dans nos origines, et si mes enfants veulent y travailler, je vais les encourager», a conclu Mme Lacroix.  

► La compagnie beauceronne compte près de 250 employés et 75% de son chiffre d’affaires provient du marché américain.