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Blocus ferroviaires: la ministre Sylvie D’Amours défend sa gestion de la crise

Periode des questions
Photo d'archives, Simon Clark La ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D'Amours.

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Critiquée pour son absence dans le dossier des blocus ferroviaires des dernières semaines, la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, a défendu sa gestion de la crise mercredi. 

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Contrairement à ce que des intervenants ont confié à notre Bureau parlementaire, la ministre D’Amours assure avoir été en contact fréquent avec les représentants des principaux chefs des Premières Nations sur le territoire québécois pendant les blocus ferroviaires. 

« Moi, j’ai contacté les chefs. Le chef Darcy Gray [Micmacs de la Gaspésie], le chef Simon [Kanesatake], le chef Sioui [Wendake]. J’ai contacté plusieurs membres, aussi, de ces communautés-là, à Oka, entre autres, parce que j’habite juste à côté », s’est-elle défendue dans les corridors de l’Assemblée nationale. 

« tous les jours »

Son équipe et sa sous-ministre ont également été en contact quotidien avec des membres de ces communautés. « Ce n’est pas parce que je n’étais pas devant les caméras que je ne m’en occupais pas, assure Sylvie D’Amours. Je devais travailler avec eux tous les jours. » 

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La semaine dernière, les représentants de la nation mohawk de Kahnawake ont toutefois souligné n’avoir eu aucun contact avec la ministre pendant qu’ils bloquaient la voie ferrée sur la Rive-Sud de Montréal. 

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, avait également souligné que Mme D’Amours aurait eu tout intérêt à bâtir des ponts avec les Premières Nations afin de préparer l’après-crise. 

Visite à Alma

D’ailleurs, une visite de la ministre au Centre d’amitié autochtone d’Alma, au plus fort des événements, avait fait sourciller. « En fait, ma visite au Saguenay–Lac-Saint-Jean a été aussi pour la crise autochtone, parce que l’impact n’est pas juste sur la communauté mohawk, l’impact se traduit aussi un peu partout au Québec », affirme aujourd’hui la ministre. 

« Même à Alma, même à l’université [à Saguenay] où j’ai rencontré des jeunes autochtones qui étaient très touchés par cette crise-là, j’ai dû travailler avec eux et on va continuer aussi à travailler avec eux pour, justement, le “après” de cette crise. »