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Coronavirus: trois galas de boxe annulés

Les cartes des 12, 14 et 21 mars sont touchées par la décision de la RACJQ

Série boxe CHRONO AVIATION
Photo d'archives, Martin Chevalier La salle du cabaret du Casino de Montréal devait se remplir à trois reprises au cours des prochains jours à l’occasion de trois galas de boxe. La Régie des alcools, des courses et des jeux a toutefois décidé d’annuler les événements.

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La crise du coronavirus a frappé durement le monde de la boxe québécoise mercredi en fin de journée. Après la recommandation du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal relativement au risque de propagation de la COVID-19, la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJQ) a annulé trois galas de boxe qui devaient avoir lieu dans les
deux prochaines semaines.   

Les événements du noble art devaient avoir lieu ce soir, samedi et le 21 mars au Casino de Montréal. Celui-ci est situé sur le territoire du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Les deux premiers galas devaient être présentés par Eye of the Tiger Management (EOTM) dans le cadre d’un méga événement qui s’intitulait « 144 heures de boxe » avec des activités quotidiennes jusqu’à samedi soir.   

Joint par Le Journal en soirée, le promoteur Camille Estephan n’a pas voulu commenter la décision de la Régie ou la recommandation du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.   

Cependant, on peut facilement deviner sa déception et sa frustration. Il avait engagé plusieurs dizaines de milliers de dollars en billets d’avion, en transport et en allocations de repas. C’est une perte sèche pour Estephan et son organisation.   

Il est encore plus déçu pour ses boxeurs qui faisaient partie de ses deux galas. Plusieurs d’entre eux ont même fait leur pesée mercredi midi en prévision de leurs combats. Pour les autres, plusieurs d’entre eux avaient amorcé leurs coupes de poids en prévision de la pesée de vendredi et de leurs affrontements de samedi.   

Pour les pugilistes, c’est très décevant. Ils ne recevront pas leurs bourses comme prévu. Et ce sont huit semaines de camp d’entraînement qu’ils mettent à la poubelle. Les boxeurs d’EOTM n’étaient pas disponibles pour des entrevues mercredi.   

Demande refusée  

Après avoir pris connaissance de la décision, EOTM a demandé aux autorités de présenter ses deux cartes à huis clos. C’était une solution intéressante en raison de la présence des caméras de Punching Grace et de TVA Sports.   

Toutefois, elle a été refusée en raison du risque associé au contact physique rapproché entre les participants.   

Pourtant, les portes du Casino de Montréal demeureront ouvertes et les joueurs pourront s’y rendre en grand nombre afin de dépenser des dollars dans les machines à sous et sur les tables de jeu.   

Bien sûr, tous les détenteurs de billets pour ces deux soirées de boxe seront remboursés de façon automatique avec Ticketmaster ou en se présentant à la billetterie du Casino.  

GYM aussi affecté  

Le Groupe Yvon Michel (GYM) est aussi affecté par cette décision. Son gala du 21 mars sera reporté à une date ultérieure.   

« Je n’ai jamais vu une telle situation dans ma carrière de promoteur, a indiqué Michel lorsque joint par le Journal. Je pensais avoir tout vu, mais ce n’est pas vrai.   

« On a tenu une réunion d’équipe après l’annonce de la décision. C’est sûr que mes employés sont tristes parce qu’ils ont travaillé très fort sur le gala du 21 mars. D’un autre côté, ils comprennent la situation dans laquelle le Québec se retrouve .»  

« On n’a pas le choix de se plier aux directives de la santé publique. L’annulation de notre gala, c’est un petit problème par rapport à tout ce qui arrive dans le monde. »  

Kim Clavel devra donc attendre encore un peu avant de faire ses débuts avec GYM.  

Le gala du 28 mars est toujours au calendrier  

Après l’annulation de trois galas de boxe à Montréal d’un seul coup, plusieurs observateurs se sont posé la question suivante est-ce que le gala du 28 mars au Centre Vidéotron sera présenté comme prévu?  

Pour le moment, la carte de boxe mettant en vedette le champion unifié Artur Beterbiev est toujours à l’horaire. C’est ce que les autorités de Gestev et du Groupe Yvon Michel (GYM) ont révélé au Journal mercredi soir.   

« Tout d’abord, c’est un peu différent parce qu’on fait affaire avec la Direction régionale de santé publique de Québec et non pas de Montréal, a souligné Yvon Michel. On a pris un peu d’avance en faisant un recensement de tous les déplacements des intervenants de boxe, qui doivent venir à Québec, au cours des six derniers mois.   

« Le document a été acheminé à la Régie dans les derniers jours. Si jamais on avait un seul petit doute sur un boxeur ou un homme de coin, il serait expulsé de la carte. »  

Michel a contacté Brad Jacobs, l’un des dirigeants de Top Rank pour l’informer de l’annulation de trois galas au Québec.   

Quant au patron de Gestev, Martin Tremblay, il n’a pas voulu se prononcer sur la situation du gala du 28 mars. Par contre, il suit la situation avec intérêt.   

l’exemple de la chine  

Les dirigeants de Top Rank espèrent que ce ne sera pas le jour de la marmotte. Le 24 janvier, ils ont annulé un gala qui devait être présenté en Chine en raison du coronavirus.   

À ce moment-là, la maladie contagieuse en était à ses débuts alors que plusieurs centaines de personnes étaient infectées. On comptait déjà 17 morts dans ce pays lors de l’annulation de l’événement du promoteur américain.   

Le patron Bob Arum et ses partenaires n’avaient pas voulu prendre de chance alors ils avaient décidé de reporter le choc entre Jose Ramirez et Viktor Postol à une autre date et surtout, à un autre endroit.