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Coronavirus: 75 nouveaux décès annoncés en Iran, le bilan monte à 429 morts

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L’Iran a annoncé jeudi 75 morts supplémentaires liés au nouveau coronavirus, soit le plus lourd bilan journalier depuis le début de l’épidémie dans le pays, qui a désormais dépassé officiellement la barre des 10 000 personnes contaminées. 

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Au total « 75 personnes hospitalisées lors des derniers jours ont perdu la vie », ce qui porte à 429 le nombre de personnes ayant succombé à la maladie Covid-19 en Iran, a déclaré Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors d’une conférence de presse télévisée. 

Dans le même intervalle de temps, « 1075 personnes ont été infectées » par le virus, ce qui porte « le nombre total des infections à 10 075 », a-t-il ajouté. 

Les autorités iraniennes luttent contre la propagation du nouveau coronavirus en Iran, un des pays les plus touchés par l’épidémie de pneumonie virale après la Chine et l’Italie. 

À l’approche du congé du Nouvel An persan (cette année du 19 mars au 3 avril), traditionnellement occasion de voyages dans le pays, les autorités de plusieurs provinces ont pris des arrêtés de fermeture des hôtels et autres lieux d’hébergement touristiques afin de dissuader la population de voyager. 

M. Jahanpour a néanmoins démenti « les rumeurs [qui circulent sur la mise en] quarantaine des villes et de fermeture des stations-service ». Ces informations « sont fausses », a-t-il déclaré.  

Contrairement aux autres pays lourdement touchés par la maladie, l’Iran n’a pas tenté de mettre en quarantaine les régions contaminées par la maladie. 

À la place, la République islamique a pris des mesures de restrictions à la libre circulation comme la mise en place de contrôles aux abords de grandes villes avec prise de température à distance des voyageurs et des passagers pour identifier les malades et, le cas échéant, les mettre en quarantaine. 

Le bureau du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a annoncé lundi que celui-ci avait annulé le discours annuel qu’il prononce chaque année à Machhad (première ville sainte chiite du pays) à l’occasion du Nouvel An persan, à cause du nouveau coronavirus, et qu’il ne se rendrait pas cette année dans cette ville du Nord-Est, où il est né.