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Coronavirus : des questions en suspens

Le bureau des gouverneurs de la LNH devra étudier divers scénarios

Coronavirus : des questions en suspens
Photo AFP

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De façon unanime, Gary Bettman et les 31 propriétaires de la LNH ont choisi de suspendre les activités de la LNH. Puisqu’il est difficile de prédire l’ampleur que prendra la crise entourant le coronavirus en Amérique du Nord, cette décision allait de soi. Toutefois, elle laisse quelques questions en suspens.

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À partir de quel moment cette suspension se transformera-t-elle en annulation ? 

Comme à l’époque des négociations entre la LNH et l’Association des joueurs, il y a assurément une date butoir. Il reste un total de 189 matchs au calendrier régulier, ce qui représente 15 % de la saison. Pour être en mesure de les disputer, les dirigeants du circuit ont demandé aux équipes de rendre leur amphithéâtre disponible jusqu’à la fin du mois de juillet. 

Or, estimant que la crise pourrait durer six mois, le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré que le Barclays Center et le Madison Square Garden pourraient être fermés pendant des mois. La même précaution pourrait être prise ailleurs.

Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, aura de grandes décisions à prendre au cours des prochaines semaines.
Photo d’archives
Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, aura de grandes décisions à prendre au cours des prochaines semaines.

Passer directement aux séries éliminatoires ?

Seulement deux fois dans l’histoire, la coupe Stanley n’a pas été remise : en 1919, à cause de la grippe espagnole, et en 2005, à la suite de l’annulation de la saison causée par un conflit de travail. 

Si la suspension s’étire et que Gary Bettman ne veut pas revivre le même affront, peut-être pourrait-il faire l’impasse sur le reste de la campagne et amorcer directement les séries éliminatoires ?

Le classement final serait alors déterminé par le pourcentage de points accumulés au classement. Évidemment, puisque plusieurs équipes sont au cœur de la course dans chacune des divisions, ça risque de ruer dans les brancards pour celles qui ne feraient pas la coupe. 

D’ailleurs, dans l’Association de l’Est, Columbus tomberait hors du portrait des séries au profit des Islanders.

Quel format pour les séries ?

Plus la crise s’étire, plus les séries éliminatoires devront être disputées dans un cours laps de temps. 

Une clause de la convention collective stipule que la coupe Stanley doit être décernée, au plus tard, le 15 juin. Exceptionnellement, elle avait été soulevée le 24 juin 1995, par les Devils du New Jersey. Un premier lock-out dans la LNH avait alors repoussé le début de la saison au 11 janvier.

Quelques solutions pourraient être envisagées. Disputer des séries 3 de 5 au lieu des traditionnelles 4 de 7, prévoir seulement trois tours au lieu de quatre (ce qui impliquerait de qualifier huit équipes et non 16) ou tout simplement changer la formule : un tournoi à la ronde à quatre groupes de quatre club au terme duquel la meilleure formation de chacun des quatre groupes serait qualifiée pour les demi-finales.

Que fait-on avec la loterie Lafrenière ?

En raison de l’annulation de la campagne 2004-2005, la LNH avait instauré une loterie spéciale dans laquelle l’organisation chanceuse aurait le loisir de sélectionner Sidney Crosby.

Pour ce faire, la LNH avait pris en considération la participation aux séries des équipes à chacune des trois saisons et celles qui avaient obtenu le premier choix au repêchage des étés précédents.

Si on ne parvient pas à compléter la saison, le principe du pourcentage de point, tel que mentionné plus haut, s’appliquerait probablement.

Dans un cas comme dans l’autre, le Canadien, huitième, selon le classement général inversé, détiendrait 6 % de chance de réclamer Alexis Lafrenière.

Par ailleurs, si la menace du coronavirus est toujours vive, la séance de sélection se tiendra-t-elle par téléphone ou sur internet au lieu de réunir 21 000 personnes au Centre Bell ?