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Un chapiteau en guise de centre de tests

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Photo collaboration spéciale, Alex Drouin

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SHERBROOKE | Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Estrie-CHUS a décidé d’ouvrir deux centres de tests dans des chapiteaux près de ses hôpitaux, au lendemain de l’annonce d’un premier cas d’infection au coronavirus dans la région.

« On veut limiter les risques de propagation du virus », précise Annie-Andrée Émond, porte-parole de l’établissement, expliquant les raisons qui ont amené les autorités de la santé publique de la région à mettre en place ces centres dans de grandes tentes blanches.

Sherbrooke et Granby

Le premier centre est jouxté à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, tandis que le second est à l’hôpital de Granby. Ils seront ouverts au public dès samedi. Ce type de mesure préventive existe déjà ailleurs dans le monde.

Ceux qui veulent passer les tests doivent répondre à trois critères : revenir d’un voyage à l’extérieur, présenter un ou plusieurs symptômes, tels que la fièvre, et que les symptômes aient débuté dans les 14 jours qui ont suivi le retour de voyage.

« C’est la meilleure chose. On ne veut pas exposer les autres patients, et le moins possible le personnel. Il faut laisser l’urgence aux patients très malades », soutient le Dr Gilbert Boucher, président de l’Association des spécialistes en médecine d’urgence du Québec.

 Avare de commentaires

Lors de la conférence de presse annonçant ces centres de tests, le directeur de la santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier, s’est montré avare de commentaires à l’égard du cas positif qui s’est avéré dans la région.

« Cette personne revenait d’Italie et était peu malade. Son état ne justifiait pas une hospitalisation et elle a été retournée à son domicile. Ses contacts ont été retracés pour leur fournir des consignes », a-t-il expliqué. 

Selon nos informations, il s’agirait d’une femme, qui a été admise à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, l’un des deux hôpitaux de Sherbrooke.

Le Journal a rencontré trois infirmières de cet endroit.

Toutes ont requis l’anonymat, mais elles déplorent unanimement le manque de communication à leur égard face à ce cas qui a été détecté. 

« On n’est au courant de rien et personne ne nous dit rien non plus », a déploré l’une d’elles. 

– En collaboration avec Héloïse Archambault