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Un père accusé de meurtre prémédité

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Près de deux mois après avoir présumément tué sa conjointe et mère de ses six enfants dans leur maison de Mascouche, un homme doit revenir en cour aujourd’hui afin d’être formellement accusé de meurtre prémédité.  

Les enquêteurs des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec ont finalement réussi à amasser suffisamment de preuves pour que le Directeur des poursuites criminelles et pénales accepte de modifier l’accusation qui pesait déjà contre Benoit Cardinal, soit celle de meurtre non prémédité.

Prison à vie

En soi, les deux chefs enverront techniquement Cardinal derrière les barreaux à vie s’il est reconnu coupable. 

Or, là où l’accusation de meurtre prémédité vient changer la donne, c’est que le criminel ne pourra pas demander de libération conditionnelle avant 25 ans en cas de condamnation.

L’ancien intervenant social du Centre jeunesse de Laval devait ainsi revenir devant le juge cet après-midi au palais de justice de Joliette. 

Le 16 janvier, l’homme de 33 ans avait appelé le 911 au petit matin en prétextant que sa famille et lui venaient de subir une violente introduction par effraction. 

À l’arrivée des services d’urgence, sa conjointe Jaël Cantin était gravement blessée. Elle a été conduite à l’hôpital, où son décès a été constaté. 

Plus les heures passaient, moins l’histoire de l’introduction par effraction semblait plausible pour les enquêteurs. 

Benoit Cardinal a donc été arrêté, en soirée, pour le meurtre de sa partenaire de vie.

60 000 $ en dons

Les six enfants du couple, dont certains ont été témoins du drame, ont été confiés à la famille de la victime et vivent toujours tous sous un même toit. 

Cette tragédie survenue au retour des Fêtes a profondément touché le Québec, si bien qu’une campagne de sociofinancement a permis d’amasser près de 60 000 $ pour les enfants de Jaël Cantin. 

Benoit Cardinal faisait par ailleurs déjà l’objet d’une enquête policière pour avoir échangé des textos inappropriés avec au moins une adolescente qui fréquentait le centre jeunesse où il travaillait. 

Il s’était notamment confié sur ses problèmes conjugaux à l’une d’elles.