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«Conflit d’intérêts»: il veut réintégrer le CA de l'aéroport de Québec

Visite media de l agrandissement de l aeroport de Quebec, nouvelle aerogare internationale, Quebec, 16 novembre 2017. PASCAL HUOT/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
Photo d'archives, Pascal Huot

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Un membre du conseil d’administration de l’aéroport de Québec qui estime avoir été tassé injustement a déposé une injonction interlocutoire pour réintégrer le CA, mais son avocate a dû plaider sa cause alors que la partie adverse brillait par son absence.   

En décembre 2018, Gilles Filiatreault a été admis sur le conseil d’administration de l’aéroport de Québec en raison de la qualité de son curriculum vitae, de son expérience et de ses qualifications.  

Toutefois, l’homme âgé de 72 ans se serait fait demander de remettre sa démission, en février dernier, à la suite de ce que le CA a jugé être «un conflit d’intérêts».  

C’est à la suite d’une communication avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, que les problèmes de Gilles Filiatreault, qui désirait «aider le ministre à trouver des pistes de solutions pour l’aéroport de Québec», ont commencé, a plaidé Me Sharon Otis.  

Le 19 février, dans le cadre d’un déjeuner où il n’aurait pas été avisé des sujets qui allaient être discutés, l’homme se serait fait demander par Jean-Claude Labbé, président du CA, de remettre sa démission, à défaut de quoi une «procédure d’éjection» aurait lieu.  

«En agissant de la sorte, l’entreprise n’a même pas respecté son propre règlement», a lancé l’avocate qui n’avait personne pour lui donner la réplique.  

«De un, il aurait dû être entendu, mais il ne l’a jamais été et, selon nous, il n’a jamais été en conflit d’intérêts, et de deux, le président aurait dû tenter de trouver une solution plutôt que de pousser mon client à remettre sa démission», a-t-elle ajouté.  

Puisqu’une réunion du conseil d’administration doit avoir lieu le 16 avril prochain, l’avocate a plaidé l’urgence de la demande, en rappelant à la juge à quel point elle trouvait dommage que les représentants de l’aéroport ne daignent même pas envoyer de représentant.  

«S’ils avaient eu de si bons arguments pour maintenir la démission de mon client, je suis certaine qu’ils seraient ici aujourd’hui. Mais comme vous le voyez, ils brillent pas leur absence», a-t-elle ajouté avant de soumettre le tout à la présidente du tribunal, qui a pris la cause en délibéré.