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Quand on se compare, on se console

CONTAGION
Photo d’archives Les scènes tirées du film Contagion permettent d’établir un parallèle avec la situation actuelle.

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Contagion n’est pas un film qui s’adresse à n’importe quel type de public. Particulièrement ces temps-ci. Vous êtes du type à virer fou dans l’allée du papier de toilette au Costco ? Ce thriller n’est pas pour vous.

Sorti en 2011, Contagion est revenu dans l’actualité au cours des derniers mois en raison du coronavirus. En janvier, peu après l’éclosion du coronavirus en Chine, il réintégrait le top 10 des films les plus téléchargés sur iTunes. Samedi, il apparaît en 17e position au Québec... deux petits rangs devant Outbreak, un autre vieux film épidémiologique de 1995 avec Dustin Hoffman, Rene Russo, Morgan Freeman et Kevin Spacey. Sur Netflix, il figure au numéro quatre.

CONTAGION
Photo d’archives

Il va sans dire, on peut parler d’effets secondaires.

Réalisé par Steven Soderbergh, le réputé cinéaste derrière Ocean’s Eleven, Erin Brockovich et Traffic, Contagion brosse le portrait d’une pandémie meurtrière qui progresse à vitesse grand V. Autre détail digne de mention : son générique est bourré de grosses pointures. De Gwyneth Paltrow (période pré-Goop) à Matt Damon, en passant par Marion Cotillard, Kate Winslet, Bryan Cranston (Breaking Bad) et Jude Law, les stars de l’époque y jouent presque toutes un rôle.

CONTAGION
Photo d’archives

Parallèles frappants, mais...

Bien évidemment, impossible de regarder Contagion sans tracer de parallèles avec l’actualité des dernières semaines... et particulièrement des derniers jours. À force d’empiler les corps, ce film de deux heures fera assurément grimper le niveau d’anxiété de plusieurs. Voilà pourquoi vous devez le regarder en adoptant l’attitude « quand on se compare, on se console ».

En effet, les personnages de Contagion ne l’ont pas facile. À côté d’eux, même Julie Le Breton dans Épidémie semblait passer des vacances de rêves à Cayo Coco, furets en sus.

D’une part, le virus au cœur de Contagion, le MEV-1, est foudroyant. On parle d’une toux convulsive, d’accès de fièvre, d’hémorragie cérébrale et – irrémédiablement – de mort. D’autre part, la population panique et pète solidement les plombs. Le film montre des étalages d’épiceries vides, des émeutes, des vols à main armée, des bouchons de circulation monstres, etc. C’est loin d’être notre réalité.

Tout va bien aller

Mais au final, Contagion vaut amplement le détour. Sans être le genre de film catastrophe où Wil Smith débarque pour sauver l’humanité, il divertit néanmoins énormément. La dernière minute du film, un retour en arrière qui dépeint ce qui s’est passé au jour 1 de l’épidémie, est particulièrement bien ficelée. Et surtout, on termine son visionnement persuadé qu’on va s’en tirer.

Un sentiment qui vaut de l’or présentement.

Contagion est offert sur Club illico en Netflix. Également disponible en VSD.

À surveiller samedi

CONTAGION
Photo d’archives

Mohawk Girls — Saison 1

Vous connaissez la série Mohawk Girls ? Diffusé de 2014 à 2017 sur ATPN, ce Sex and the City autochtone tourné à Kahnawake raconte les aventures de Bailey, Caitlin, Zoe et Anna, quatre femmes mohawks modernes.

La première saison vient d’atterrir sur GEM, la plateforme de vidéo sur demande en ligne du réseau CBC. En d’autres termes, le pendant anglophone de tou.tv. GEM /En ligne

En direct de l’univers

On ignore si En direct de l’univers sera enregistré dans un studio sans public ce week-end, mais on sait que José Gaudet sera l’invité de France Beaudoin. ICI Télé/19 h

Martin Matte dans les Beaux malaises, saison 1.
Photo d’archives
Martin Matte dans les Beaux malaises, saison 1.

Les Beaux malaises

Un épisode marquant des Beaux malaises. Originalement diffusé en mars 2014 et judicieusement intitulé Le sexe handicapé, cet épisode traitait d’un sujet délicat : les personnes handicapées qui recourent aux services de prostituées pour satisfaire leurs besoins. Martin cherche une « fille de joie » pour son frère Marc-André (Fabien Cloutier), qui n’a couché avec personne depuis son traumatisme crânien. Prise 2 /20 h

En chiffres

11 : V vient de renouveler Un souper presque parfait. La compétition culinaire amateure entamera sa 11e saison l’automne prochain. Depuis septembre, la quotidienne narrée par André Ducharme attire près de 300 000 téléspectateurs chaque soir en semaine. Les personnes intéressées à participer au rendez-vous peuvent s’inscrire au Noovo.ca.

Débrouillage chez LCN

La chaîne LCN est débrouillée. Québecor Média a décidé de débrouiller sa chaîne d’information en continu pour permettre aux téléspectateurs de suivre les derniers développements concernant la pandémie de coronavirus. Selon les plus récentes données confirmées de Numéris, LCN occupait le troisième rang du palmarès des chaînes les plus populaires au Québec. Avec une part de marché de 6,1 %, elle arrivait derrière TVA (26,7 %) et Radio-Canada (15,4 %). RDI apparaissait en 5e position avec 3,2 %, à égalité avec RDS.