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Coronavirus: une interdiction de visite dans les hôpitaux et les CHSLD difficile à accepter pour certains Québécois

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Si la plupart des Québécois disent comprendre l’annonce de Québec d’interdire les visites dans les hôpitaux et les CHSLD de la province, certains continuent tout de même de s’y rendre.  

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C’est notamment le cas au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), où des gens se sont vu refuser l’entrée samedi.  

Pour contrôler ses points d’accès, le CHUM a campé ses différents points d’entrée de gardes de sécurité.  

Mais les Québécois persistent et signent, alors qu’ils sont nombreux à souhaiter pouvoir rendre visite à leurs proches, une dernière fois, pour leur remettre des effets personnels, entre autres.  

«Je veux juste voir mon père et on me refuse l’accès. Ce n’est pas facile, mais on essaye de rester forts, moi et ma famille. Mon père a toujours été là pour moi et je veux juste lui rendre la pareille», raconte une de ces personnes dont le paternel a récemment fait un infarctus.  

«On refuse des accompagnateurs et non seulement ça, je dois attendre. Il faut que je reste dehors, plaide un autre homme. Il faut quand même se plier aux restrictions. Ce n’est pas agréable, mais on n’a pas le choix.»  

Le CHUM a précisé que personne n’est admis dans l’édifice, mais que le centre hospitalier compte éventuellement assouplir ses règles pour des raisons humanitaires.  

Un protocole de filtration pour les visiteurs doit être mis en place à cet effet. 

Québec agit rapidement

À Québec, les hôpitaux et les CHSLD n’ont pas tardé à mettre en branle les nouvelles mesures imposées par le gouvernement Legault.  

Si elles disent comprendre la raison pour laquelle Québec a implanté ces mesures, les personnes âgées ressentaient une certaine inquiétude. 

«Je pense que M. Legault a pris une bonne [décision] parce que les 70 ans et plus, on est des personnes fragiles et vulnérables», mentionne une dame du haut de son balcon.  

Un homme qui dit avoir l'habitude de rendre visite à sa mère compte multiplier les appels téléphoniques pour lui parler.   

«Ma mère a presque 92 ans et elle aime ça quand on va la voir. Ça va être un petit peu difficile, autant pour elle que pour nous, mais que voulez-vous, on n’a comme pas le choix», dit-il.  

Chose certaine, la priorité demeure la santé des personnes âgées et des personnes malades. 

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