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Les mots dits du samedi

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La cuiller à pelleter

1- Oui, ce bel hiver s’achève. Quelques flocons de neige encore ? Pourquoi pas ? Alors, on écrit je pelte ou je pellette ? À l’indicatif présent et au subjonctif présent, on écrit : je pellette, que je pellette. Eh oui, deux l, deux t. C’est comme ça. Mais, attention ! on écrit nous pelletons, vous pelletez et que nous pelletions, que vous pelletiez. Le futur simple est accommodant. Deux l et deux t partout : je pelletterai, vous pelletterez, etc. Il en va de même pour le conditionnel présent : Jennifer pelletterait s’il y avait de la neige. Comment se prononcent ces formes conjuguées ? Comme nous le faisons tous les jours au Québec : je pè-lt ; ils pè-ltront ; elle pè-ltrait.

2 - Une cuiller à table ou une cuillère à table ? Calque de l’expression anglaise tablespoon, la forme « cuillère (cuiller) à table » est considérée comme un québécisme de bon ton. On la remplacera, dans un langage soutenu, par cuillère (cuiller) à soupe. On remarque donc que les mots cuillère et cuiller s’emploient indifféremment : une cuillère à soupe, une petite cuiller, etc. La petite cuiller (ou cuillère) désigne « la cuillère à thé », terme employé souvent au Canada et, ailleurs, chez les amateurs de thé des pays anglo-saxons. La cuillère à thé des uns est la cuillère à café des autres. Et on dit « être bon à ramasser à la petite cuillère », soit être épuisé, privé de toute énergie, cela quand on « n’y est pas allé avec le dos de la cuillère », c’est-à-dire qu’on y est allé un peu fort.

« À moitié tout nu »

1 - « Dit-on “avoir affaire à un individu” ou bien “avoir à faire avec un individu” ? » C’est la question de L.P. Pelletier. La formule « avoir affaire à » signifie trouver devant soi, avoir à discuter avec quelqu’un. Elle peut dessiner un rapport de force ou traduire une forme de menace : vous aurez affaire à ma belle-mère. L’expression « avoir à faire » signifie être dans l’obligation de faire quelque chose. Elle s’accompagne généralement d’un complément d’objet direct : Mon banquier insiste : j’ai un budget à faire. On entendra, rarement au Québec, l’expression seule « j’ai à faire » (dans le sens de « je suis occupé »). 

2 -Vite, avant qu’il ne reste plus de neige : dit-on un souffleur à neige ou une souffleuse à neige ? « Dans le village de ma jeunesse, on disait un souffleur à neige, mais je crois bien qu’il s’agit d’une souffleuse », avance un lecteur, J.P. Morissette. Une souffleuse, en effet, ou une souffleuse à neige. C’est comme vous voulez. « Mais on dit un souffleur à feuilles », précise M. Morissette. Oui, un souffleur à feuilles. Électrique, à essence ou sans fil. Mais on peut aussi dire une souffleuse à feuilles. Souffleur ou souffleuse, les feuilles s’en fichent. Et nous ? Contentons-nous de ne pas souffler dans le vent et de ne pas nager contre l’eau (proverbe lituanien). 

3 - Entendu l’autre jour à la télé, nous dit une lectrice, Maryse G. : « à moitié tout nu. » Et ce n’était pas une blague, précise-t-elle. Triste !

Quelle est la bonne formule ? 

  1. Luc prend l’autobus « tous les matins » ou « à tous les matins » ?
  2. On écrit « ça a été » ou « ç’a été »

Les lettres mêlées

QTTOUEPIRES.

Définition : Qui charme par son originalité.

RÉPONSES

Quelle est la bonne formule ? 

  1. Luc prend l’autobus tous les matins. 
  2. On peut écrire « ç’a été » ou « ça a été ». 

Les lettres mêlées : PITTORESQUE

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