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L’un rassure, l’autre pas

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Le contraste est frappant. 

Autant on se sent entre bonnes mains lorsqu’on écoute François Legault (et Horacio Arruda, l’excellent directeur de la Santé publique qui répond clairement et simplement aux questions), autant on est inquiet lorsqu’on écoute Justin Trudeau. 

COMME LE POLLEN ? 

Vous avez regardé le point de presse de monsieur Trudeau, hier ? 

Catastrophique.  

L’heure est grave, les choses évoluent de minute en minute, et notre premier ministre fédéral annonce des demi-mesures floues et incomplètes.  

« On va concentrer l’arrivée des vols outre-mer dans certains aéroports. 

— Lesquels ? 

— On regarde ça, on va l’annoncer bientôt. 

— Et que va-t-on faire avec les passagers qui descendent de ces avions ? On va tous les tester ? 

— On regarde ça, on va l’annoncer bientôt. » 

Ce point de presse est censé nous rassurer ? 

Eh boy... 

C’est mou, rempli de trous et aussi rassurant qu’un diachylon sur une plaie béante.    

« Vous savez, les frontières n’arrêtent pas les virus », a dit la ministre de la Santé, Patty Hajdu, pour justifier le refus du gouvernement Trudeau de fermer les frontières du pays aux voyageurs venant de tel ou tel pays.  

On aimerait rappeler à madame Hajdu que les virus ne voyagent pas d’un pays à l’autre par le vent.  

Ce n’est pas comme le pollen ! 

Les virus voyagent en « s’accrochant » à des êtres vivants.  

Fermer les frontières n’est peut-être pas la solution miracle (d’ailleurs, personne n’a dit que c’en était une). Mais ça aide ! 

Où Sophie Grégoire-Trudeau a-t-elle été infectée par le coronavirus ? 

À Londres. 

Elle a rapporté ce virus par avion. 

Si Ottawa avait fait preuve de plus de vigilance dans les aéroports du pays, comme le demande l’Assemblée nationale, madame Grégoire-Trudeau n’aurait pas mis en danger le premier ministre.  

Ce qu’elle a fait. Involontairement.  

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

LES MAINS SUR LE VOLANT 

On regarde François Legault et Horacio Arruda, et on a l’impression de voir Lucien Bouchard et André Caillé (alors PDG d’Hydro-Québec) lors de la crise du verglas.  

Calmes, solides, rassurants. 

Les quatre mains sur le volant. 

On regarde Justin Trudeau, Marc Garneau et Chrystia Freeland, et on a l’impression de voir les personnages principaux de la sitcom The Office.  

Le regard fuyant, le débit incertain, des phrases évasives truffées de clichés, de platitudes et de lieux communs... 

François Legault demande de gros sacrifices aux Québécois. Chambouler leurs habitudes, changer leurs comportements. 

Mais les Québécois acceptent sans rechigner. 

Pourquoi ? 

Parce qu’ils ont confiance en leur premier ministre. Parce qu’ils sentent qu’il est en contrôle et qu’il prend les mesures nécessaires pour nous aider à traverser la crise.  

Avez-vous confiance en Justin Trudeau, vous ? Pas moi.  

On a toujours l’impression qu’il ne sait pas quoi faire et qu’il cherche à gagner du temps.  

C’est lui qui dit « On verra », maintenant, pas Legault ! 

MONSIEUR « OUVREZ LES FRONTIÈRES »  

Sans aller aussi loin que Trump (qui met le Portugal, le Danemark, la Pologne et l’Italie dans le même sac), on pourrait fermer les frontières aux voyageurs venant d’Iran, de Chine et d’Italie, par exemple.  

Mais pour Justin Trudeau, ça ne se fait pas.  

Pour notre PM, fermer une frontière est un crime. Tout ce qu’on peut faire, avec une frontière, c’est l’ouvrir.   

Encore et toujours plus.  

Décourageant... 

Thérapie de couple