/opinion/columnists
Navigation

Nos vies sur pause

Coup d'oeil sur cet article

C’est fou comme l’épidémie de coronavirus a fait table rase dans nos habitudes de vie et nos nombreux projets en un claquement de doigts cette semaine. 

Finis les débats sur le tramway, la météo, les élections aux États-Unis et autres sujets de prédilection. Quand un virus se propage ainsi à la vitesse grand V, qu’on ferme des frontières et des écoles, qu’on interdit les rassemblements et que toutes les activités culturelles et sportives sont annulées, il devient difficile de penser à autre chose.

Néanmoins, la dernière chose à faire, c’est de céder à la panique. Il faut revenir à ce qui est essentiel. À ce qu’on met trop souvent de côté, dans le tourbillon perpétuel de nos agendas respectifs. 

L’essentiel, c’est nos proches, et chaque petit moment de bonheur qui demeure possible. Ça peut être de cuisiner un repas en famille, de partager un verre, de s’asseoir devant un bon film ou un jeu de société, ou juste d’aller prendre l’air.

Blâmer les médias

A contrario, il faut se renseigner sur les conseils donnés par les autorités publiques et les mettre en place. Il faut cesser les contacts sociaux autant que possible, plus de poignées de main ni de bises, des habitudes qui ne sont pas nécessaires et qu’on devrait peut-être abandonner pour de bon. 

Parmi ces conseils, nul n’a recommandé de dévaliser les épiceries et de faire des réserves de papier de toilette pour un an. La panique n’a jamais été bonne conseillère et a donné lieu à des situations pathétiques un peu partout au Québec, depuis jeudi.

Je me trouvais, hier matin, dans un commerce où une dame se plaignait des mesures prises dans les écoles et de l’annulation des parties sportives. Elle trouvait ça ridicule et se plaignait, de surcroît, que tout le monde ne parlait que de ça, alors qu’elle a déblatéré sur le sujet pendant d’interminables minutes. Bien sûr, elle ne s’inquiétait pas, soulignait-elle, mais tout de son ton et de son propos disait le contraire.

Elle a terminé sa litanie en critiquant les médias, et je me suis retenue pour ne pas l’apostropher. Parce que si elle les lisait et les écoutait, les médias, qui font extrêmement bien leur travail dans l’ensemble, elle saurait que ce virus est différent des précédents, comme le H1N1 ou la grippe aviaire. 

Les voici, ces différences majeures, qui justifient toutes les mesures préventives actuelles : la COVID-19 est extrêmement contagieuse et il n’existe encore aucun vaccin. 

Pour toutes ces raisons, il vaut mieux mettre en place des mesures préventives, comme le font les gouvernements actuellement. Ainsi, on évitera le plus possible la propagation des cas et les décès. Ça peut sembler surréaliste, ou exagéré, mais ça peut clairement sauver des vies.

L’expérience de l’Italie, où plus de 1000 décès ont été signalés jusqu’à présent, démontre bien pourquoi il faut agir rapidement.