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Rester optimistes

Fête des enfants
Photo d'archives Je crois en la capacité d’adaptation de l’être humain. En ces jours difficiles, il faut trouver le moyen de rester optimistes.

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Dure semaine. Une maladie inconnue frappe. Il y a des morts nombreux partout où la maladie est passée, il y en aura ici. Nos hôpitaux vont craquer. L’interruption des activités normales a fait perdre leur emploi à des milliers de Québécois, notamment dans le spectacle, les sports et le tourisme. Les marchés financiers sont déprimés. Les voyages seront ardus pour un bon moment.

Déprimant ? Certainement un test de caractère pour l’humanité. Mais pas son premier. Au lendemain du 11 septembre, on se demandait si l’on allait pouvoir recommencer à voyager. On se demandait si le terrorisme allait devenir endémique. On se demandait si tout cela déboucherait sur une guerre.

Puis les choses ont repris leur cours. Pas sans que nous vivions quelques adaptations. Nous avons recommencé à voyager, mais la sécurité dans les aéroports ne fut plus jamais comparable. Il aura fallu changer nos façons de faire, se compliquer la vie un peu et dépenser des milliards en équipement. 

Mais nous nous sommes adaptés. Si une chose devait être retenue des lendemains du 11 septembre, comme des lendemains des guerres mondiales ou des catastrophes naturelles, c’est l’incroyable capacité de l’humanité à se relever, à s’adapter et à rebondir.

L’humain noirci

La montée, ces dernières années, d’un puissant discours antihumaniste nous a peut-être fait oublier des choses essentielles. J’appelle antihumanistes ceux qui parlent de la planète Terre comme s’il s’agissait d’une sainte personne, alors que tous les humains qui l’habitent seraient des vandales qui la détruisent. Vous entendez cela tous les jours. C’est devenu la norme, un discours « progressiste ».

J’appelle antihumanistes tous ceux qui placent les animaux sur un piédestal au point de croire que l’humanité est barbare lorsqu’elle fait l’élevage d’un troupeau de vaches pour en récolter le lait. Les plus extrémistes des véganes conspuent les humains qui mangent du miel, puisque ni le bonheur ni le consentement des abeilles ne fut vérifié.

Loin de moi l’idée de nier le mauvais comportement de certains humains. L’humain commet des crimes horribles. Il arrive que certains détruisent les animaux ou la nature sans raison valable. L’histoire nous a montré que les humains sont capables de dérapages importants.

Mais l’histoire de l’humanité demeure magnifiquement belle. D’infinis petits efforts individuels pour améliorer la vie, pour rendre meilleure celle des prochaines générations. Des avancées sociales, médicales, technologiques qui ont fait que notre époque demeure la meilleure dans laquelle on puisse vivre.

Résilience

Et voilà qu’en cet hiver 2020 nous nous retrouvons sollicités pour affronter une épreuve collective comme nous n’en avons jamais vécu. Notre société avancée qui croit avoir tout maîtrisé se fait rappeler à l’ordre par une force de la nature de taille microscopique. Nous sommes devant un niveau d’inconnu auquel nous ne sommes nullement habitués.

Voilà l’occasion de nous serrer les coudes un peu plus que d’habitude, de nous rappeler à quel point l’humanité a su s’adapter au fil des années... à tout.

Il faut suivre les consignes plates, faire les sacrifices, et rester optimistes.